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1782 , le procédé suivant ?
« Qu’on prenne une ou plu-sieurs pièces de grosse toile;qu’on en borde les côtés avecdes cordes, et qu’on en rajusteles 2 bouts pour en former unelarge bande ; qu’après l’avoirgoudronnée, on la recouvre degrosses éponges fortement at-tachées avec de la ficelle aussigoudronnée ; qu’à l’instar d’unechaîne sans fin , on en fixe lamarche par deux cylindres pa-rallèles, posés l’un et l’autre àchaque extrémité d’un loug en-caissement destiné à conserverla machine. Cet encaissementportera à sou bout supérieurunconrcier en retourd’équerre;les côtés du cotiicier seront àcoulisse, pour servir d'appui àun troisième cylindre qui serabordé, ainsi que les précédens,de deux gorges circulaires; leurprofondeur sera un peu moin-dre que le demi-diamètre descordes, afin que ces dernières,pressées entre les gorges, em-pêchent celte bande sans find’obéir à la charge de l’eau ,et les éponges, pressées entreles cylindres, déposeront suc-cessivement leur eau. Lorsquedes hommes mettront en mou-vement cette machine par desmanivelles adaptées aux cylin-dres supérieurs , on sera étonnédu prodigieux volumed’eau quefournira le courcier ».
Dans la même année, 1782,le même M. Campmas fit cons-truire à Paris , rue de Sève ,dans un jardin de M. le mar-quis de Crussol d’Amboise , unemachine dont voici la descrip-tion, insérée Journal de la Blan-
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cherie, 1782, p. 3 o 5 : « Deuxdoubles consoles de fer sontéquipées sur un massif de pierrede taille établi exprès sur unpuits. Ces consoles sont arméeschacune de 4 roulettes de cui-vre , entre lesquelles tourneavec la plus grande facilité l’axed’une grande roue de fer. Aupied de cette roue, tourne, surdes chariots de cuivre, le petitarbre d’une triple poulie ren-fermée dans une urne de pierrede taille, de laquelle il sortun ruisseau d’eau quand la ma-chine tourne. Au fond du puits,est supporté , par une enaînede fer, un levier à trois bran-ches, qui sont à ressort, et quipermettent à trois poulies d’a-gir indépendamment les unesde3 autres. Par ce moyen l’on11’a aucune inquiétude sur l’a-lougement ou raccourcissementdes cordes , dout la principaleembrasse la grande roue, des-cend dans le puit 3 et élève l’eaudans l'urne dont nous avonsparlé. Les deux autres cordesservent pour obtenir à volontéplus ou moins d’eau ; mais lacorde principale enlève seule unvolume très - considérable, etalors un enfant de 10 ans peutfaire mouvoir la machine avecassez de facilité L’idée d’em-ployer une roue de fer, est d’au-tant plus avantageuse, que cetteroue fait, par sa pesanteur, lafonction d’un volant ; elle di-vise l’air avec la pliij grandefacilité, et assure pour long-temps le service de celte ma-chine ».
L 'Encyclopédie Méthod ., Dict.Arts et Métiers , t. III, p- M 38 ,