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puis par M. Levade, médecin àVevay en Suisse . ( Voyez leJournal de la Blancherie, 1786,. 272. ) La paille qui a servi àoucher la cheminée est excel-lente pour remplir lespaillassesdes lits ; elle les préservera despunaises.
On propose encore, commeun moyen éprouvé pour la des-truction des punaises, de pren-dre de l’esprit-de-vin rectifiéet bien déflegmé , une demi-chopine , et autant d’huile es-sentielle de térébenthine nou-vellement distillée; de les mê-ler bien ensemble ; d’y ajouterune demi-once de camphrerompu par petits morceaux ,qui s’y dissoudra au bout dequelques minutes; de remuerbien le tout, d’y tremper uneéponge ou une brosse, et d’enfrotter tous les endroits du litoù il y a des punaises; ce mé-lange les fera mourir et dé-truira les œufs, de manière quevous n’en verrez plus. Cettecomposition, qui est peu dis-pendieuse, et qui suffit pourfrotter un lit tout entirrquandil fourmillerait de punaises, netache et ne salit aucune étoffe,fût-elle de soie et même de da-mas. Quant à l'odeur, il fautsans doute la laisser exhaleren donnant de l’air à lachambre.
Pour détruire les punaises ilne s’agit, dit-on, que d’expo-ser, épars dans la chambre, lescouvertures, matelals, bois delits , etc. d'y placer un réchaudde feu sur lequel on mettra unedemi-once degalbanum, et au-tant d’assa-fœtida, sucs con-
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crets tirés des végétaux : oubouche la cheminée avec unetoile, on ferme les portes exac-tement, la vapeur qui se ré-pand dans toute la chambrefait périr les punaises que l’onvoit totnber mortes. Si quel-ques-unes ont échappé à cettepremière fumée mortelle, enréitérant la même opérationune seconde fois, il 11’cii ré-chappe pas une seule , ainsiqu’on prétend l’avoir éprouvépar plusieurs expériences réité-rées.
Quelques personnes préten-dentque lespunaises s’attachentet restent fixées sur les feuillesde haricots placées au chevetdu lit 11 y en a qui ont aussirecours à un autre moyen très-efficace, mais qu’on ne peutguère employer que dans devieux bâtimens, avant qu'il yait aucun meuble, et qui faitmourir toutes sortes de ver-mines.
On met du mercure dans del’acide nitreux, et on met cemélange sur le feu ; il s’éva-pore , et la vapeur fait périr lotisles insectes; mais l’acide dé-truirait les couleurs des étoffes;et l’on doit attendre que l’air deces appartemens soit bien pu-rifié, sans quoi il deviendraitnuisible à cause des vapeursmercurielles.
Un moyen moins dangereux,c’est celui que l’on emploiepour faire périr les teignes. IIne s’agit que de prendre del'huile essentielle de térében-thine mêlée avec de I”esprit-de-vin, et d’en frotter les meu-bles ou bois de lit. Cette huile