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a de l’odeur; mais on dit qu’en ifrottant seulement les lits avecde l’huile d’olive, on fait périr ,les punaises : on recommande .encore à cet effet l’huile d'aspic.
Voici un moyen que l’on in-dique pour faire mourir lespunaises, qui n’est point sujetà répandre de mauvaise odeur.On prend une once de vif-ar-gent, et le blanc de cinq ou sixœufs: on bat bien le tout en-semble, jusqu’à ce qu’on nevoie plus de globules de vif-ar-gent; ensuite on frotte toutesles jointures et toutes les feulesaveccette pommade mercuriel-le; et dès la première applica-tion presque toutes les punaisessont détruites.
M. Martinet, auteur d’unedissertation sur la respirationdes insectes, a éprouvé qu’unefumigation de poivre du Brésil ,dans une chambre bien close,tue en huit jours de temps toutesles punaises.
M. Tiburtius , membre del’Académie royale des sciencesde Stokho!m,est le premier,dit on, qui ait éprouvé l’effica-cité du thlaspi champêtre pourdétruire les punaises. Il eu a ré-pandu dans les appartemens etmême dans les lits ; et l’y avantlaissé plusieurs semaines,il n’ajamais revu aucune punaise.( Voyez Collect. Acad., partieétrang. , t. XI, pag 44 2 ). Si ceprocédé, dontl’épreuvenepeutjamais être nuisible, étaitaussiefficace qu’il est simple, il suf-firait' de recommencer lorsqueles punaises reparaîtraient l’an-née suivante.
On remarque que ce genre
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d’insectes s’attache à la parié*taire; l’eau de sublimé mêléavec de In graisse, les fait périraussi bien que les poux. ( Coll.Acadein ., part. Jrcnç , loin. I,p. i5o).
On indique encore la semen-ce du vératrum sabadil/a , c’estune espèce d’ellébore blanc,comme propre à faire fuir lespunaises,les poux, et à débarras*ser de toute sorte de vermines.
Voyez un préservatil annon-cé dans I e Journal de. Verdun ,septembre 1 747 s P-
En 1759, M. Lachapelle,musicien , rue de Grenelle-St.*Honoré, lit annoncer , dans lespapiers publics , une liqueurpour détruire les insectes quis’attachent aux lits et aux al*coves , ainsi que leurs œufs ,sans ternir 1 éclat des meubles,ni la dorure, et sans répandreune odeur incommode.
En 1765 , le sieur Godin ,cor-donnier , rue Geoffroy-Lange*vin , fit annoncer un spécifiquecontre les punaises.
En 17C9, M. Jouan , bota-niste, débitait une essence com*posée de végétaux , sans mau-vaise odeur, ni qualité malfai-sante ; cette essence, introduiteavec un pinceau dans les boisdélits, fentes, mortaises, etc.faisait, suivant lui , périr àl’instant les punaises etleS œufs.
Dans le même temps , M.Constant Brouguart, a fait an-noncer une poudre qui, mise àune certaine dose, bouillie danstrois pintes d’eau , et épongéeà plusieurs reprises sur les boisde lit , faisait crèver les pu-: naises et leurs œufs. Une pinte