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la première bouteille autantqu’il est possible, on peut en ra-fraîchir plusieurs de suite ; maisleur degré ira en diminuant.
Tour ne pas perdre le sel em-ployé, il faut le faire bouillir,en le remuant toujours, dans unecapsuled’étain, jusqu'à ce qu'ilsoit épaissi au point de ne pluscouler; alors on le verse dans unpoêlon de terre vernissé, et onachève de le faire sécher en l'a-gitant sur le feu avec une cuil-ler de bois. On retire ainsi sonset, à 6 ou 7 gros près, passés enpartie à travers le vaisseau. Laperte serait plus considérabledans un poêlon de terre. Ce seldesséché peut servir au mêmelisage qu’auparavatit
Celte manière de rafraîchirest un peu moins commode quel’usage de la glace, mais n’estpas plus coûteuse.
Au défaut de sel, on peut em-ployer le salpêtre ; il est moinscoûteux, et l'évaporation occa-sionne moins de déchet; maisil produit moins d’effet. On peutse contenter du salpêtre dedeuxieme cuite ; un peu plus dejo onces, pulvérisé, seulementref-cidi à io degrés au-dessusde la glace , peut suffire pourTafiairh'i 5 livres d’eau de puitsnouvellement tirée.
Tels sont les moyens de sup-pléer à l’usage de la glace, in-diqués dans un mémoire deM. l'abbé Nollet, dont on trouvel’extrait daDS la Collect. Acud .,partie franç.,t. XII, p. i.
C’est dans les pays chauds ,tels que l’Asie , la Perse et les
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sons. De tous les moyens qu ontpu imaginer, soit les nations,soit les physiciens, les pluspromptssont d’entourerdeglacotes vaisseaux qui contiennent laboisson ; mais comme on esttrès-souvem dans le cas de nepas pouvoir s’en procurer , onpeut mettre simplement du selammoniac dans de l’eau; ce selétant, de tous ceux qui se dis-solvent dans l’eau, celui qui larefroidis, davantage, est très-propre à rafraîchir la boisson:le moyen de parvenir avec suc-cès à ce refroidissement, quiquelquefois peut aller au-des-sous du terme de laglace (voyez;l’article Glace, § il), c’est deprendre une livre de sel ammotniac en pondre, de la mettredissoudre dans trois livresd’eau,et de l’y mettre en entier, si onveut obtenir un froid très-conrsidérable, mais de peu de durée;ou bien de ne mettre le sel am-moniac dans l’eau qu’en deuxou trois reprises, si l’on veutavoir un froid moindre, à lavérité, mais plus durable.! Col-lection Acad. , partie étranpç. ,t. II, pag. 47)- Il est essentield’agiter le mêiaDge avec unmorceau de bois, ou tel autrecorps que le sel ne puisse pointattaquer; car le froid u’est pro^duit que par la dissolution quise fait du sel dans l’eau. Lacherté de ce sel pouvant empê-cher quelquefois d’eu faire usa-ge , on peut avoir recours alorsà la mé.hode des Indiens : il nes’agit que d’envelopper les bou-teilles qui contiennent la bois-
Indes , qu’on a cherché des ! son dausdes linges trempés dansmoyens pour rafraîchir les bois -1 de l’eau, et d’exposer ces bou-
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