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Tome cinquième.
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teilles ainsi enveloppées à uncourant d'air , et avoir soindhnmerter Jes linges à mesurequils sèchent; la liqueur ac-querra une fraîcheur qui larendra assez agréable pour tem-pérer les chaleurs les plus fortesque nous éprouvions dans nosclimats. ÇVoy.Collect. Académ.,part.J'ranç., t. X, p. i 5 o;t.XI,p. 117). Je crois cependant cerefroidissement peu considéra-ble. Si 011 na point de vpnt, ilfaut alors faire circuler la bou-teille, en la tenant attachée aubout dune ficelle. Ce phéno-mène, très-curieux et très-dif-ficile à bien expliquer, està lévaporation de leau dontles linges sont imbibés; aussi

E lus les liqueurs sont évapora-les, plus elles occasionnent unrefroidissement considérable :on voit même une boule dethermomètre remplie deau,secongeler en lenveloppant dunlinge trempé dans léther, dont011 précipite encore lévapo-ration en lagitant circutaire-ment.

Au rapport de Chardin , il ya des villes en Perse et euEgypte dont un des plus grandscommerces consistedans la ventedes vaisseaux dune espèce deterre poreuse qui, donnant lieuà lévaporation dune petite par-tie de leau que ces vases con-tiennent, tient fraîche leau quiest dans les vases. Les voya-geurs suspendent ces bouteillessous le ventre de leurs chevaux,et ont lagrément de boire decette maniéré de leau fraîche.

Voyez dans le Bulletin de laSociété Philomatique, n°. ô,

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an 6, pag. io 5 , la manière defabriquer en Espagne des vais-seaux du même genre , quonnomme alcarrazûS. Le mémoiredu cit. Lasteyrie à ce sujet, estaussi inséré dans le Journal desMines , an 5 , p. 791, voyez aussià ce sujet la Décade Philoso-phique. , tom. I, p. 5 a ; tom. II.,pag. 75.

M. labbé Sestini, dans sofivoyage imprimé à Livourne en17S6, sous le litre de Viappoda Constun'inopoli à Bassora ,dit quon se sert à Amadiéduneterre nitreuse pour faire desvaisseaux qui sont si poreux, queleau se filtre à travers leurs pa-rois. Le soir, on les Templitdeau et on ies expose à lairlibre, sur un vaisseau de boisdont la forme ressemble à celledu panier qui sert à chauffer leli n^e. Le lendemain ma tin leau,malgré la chaleur du climat, estpresque aussi froide que si elleeût été glacée.

M. Geoffroy a fait, en 1700,de non breuses expériences surles dissolutions et fermentationsfroides. (Voy. la Collect. Acad.,part fr.,X. Y , p. 5 > 5 , 5fio, 677).Ces expériences ont été depuisvérifiées par M. Amenions.{ Voyez t. II de la même Col-lection , p. 246 ).

Le Journal de Verdun , mars1709, p. 1 58 , indique commeun secret pour rafraîchir leausans glace, de la faire bouillir,de lexposer ensuite au soleil ,et de la couvrir à lombre, desorte quelle ne soit point expo-sée à lair.

En observant les liqueurs qui,mêlées avec la glace, peuvent