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Tome cinquième.
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occasionner le plus grand refroi-dissement possible,on est mêmeparvenu à congeler le mercure.On a profité, en "Russie , duntemps extrêmement froid , eten a augmenté encore prodi-gieusement ce froid naturel.Pour cet effet, on a pris de bonesprit-de-nitre ; on la fait re-froidir le plus quil était possi-ble, en mettant la bouteille guile contenait dans de la neigesur laquelle on versait de les-prit- de-nitre ; prenant de cetesprit-de-nitre ainsi refroidi,on la versé sur de la neige danslaquelte était un thermomètrede mercure; dès que le thermo-mètre ne descendait plus , onôtait leau de la neige qui sé-tait fondue; on reversait tout desuite de nouvel espvit-de-nitre,recommençant de nouveau dèsque le thermomètre cessait debaisser : cest en suivant ce pro-cédé que le mercure du ther-momètre sest congelé, en des-cendant au deux cent treizièmedegré du thermomètre de M. deLille . Cette expérience a prouvéce quon ne faisait que de soup-çonner , que le mercure était unmêlai fusible, par une si petitequantité de feu, quil lui restaittoujours assez de chaleur pourêtre en fusion, même parle plusgrand froid quon ait encore ob-servé sur la terre. Voyez ce quenous avons dit au mot Mercure ,§ VI.

§ I er . Manière de rafraîchir lesliqueurs sur mer.

Le capitaine Ellis a reconnu ,à laide duu petit baril cons-

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Iruit de manière quil prenaitl'eau de la mer à telle profon-deur quon le desirait, quelleétait beaucoup plus froide, plussalée, plus pesante à une cer-taine profondeur. Leau puiséeà la profondeurde mille brassessoutenait le thermomètre de! Fahrenheit au 55 e . degré, tan-! dis que la chaleur de la surfaceextérieure de la iner était de 84degrés. Au-dessous de 65o bras-ses, la chaleur ne varie plus.Les personnes qui sont sur mer,exposées à un assez grand nom-bre dinconvéniens, peuvent du'moins, daprès ces connaissan-ces, se procurer une boissonfraîche sous un ciel ardent, enfaisant plonger dans la mer, àune certaine profondeur, les va-ses qui contiennent leur boisson.

REGAIN. Les regains , der-nières coupes que l'on fait desprairies, tant naturelles quar-tificielles, nont pas autant dequalitéqueles premières, parcequelles nont point acquis lemême degré de maturité. Pourles conserver, il faut les fairesécher extrêmement ; alors ilsperdent une partie de leur suc.Le moyen den faire une bonnenourriture pour les bestiaux, estde les faire sécher un peu plusquà demi, et les disposer parlits alternatifs avec de la paille :les meules ainsi entremêlées 11 eséchaufferont point; la pailleacquerra un goût agréable, etsera une excellente nourriturepour toutes sortes de bestiaux,sur-tout si lon fait hacher pêle-mêle cette paille avec le rega.in.Il est bien essentiel dobserverque les regaius mal fanés sont