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Tome cinquième.
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RES

de dix ou douze heures on voitla résine se gonfler considéra-blement; léther de son côtéprend une très-légère couleurjaunâtre; et alors la résine estsi bien dissoute , et si suscepti-ble de reprendre sa premièreconsistance avec toute son élas-ticité , que lorsqu'on verse decette dissolution sur un corpssolide quelconque, elle y formeen un instant un enduit de ré-sine élastique. Lorsquon versede cette même dissolution dansleau, elle sy étend uniformé-ment à la surface , et lon nepeut voirsans admiration quunmoment après on enlève dedessus cette eau une membranedéliée , mais solide, extrême-ment flexible , et si élastique,quon peut la distendre considé-rablement , sans quelle se dé-chire , et quelle reprend sespremières dimensions aussi-tôtquon a cessé de la tirer. ( Voy.Collection Acad., part, franç. ,t. XIII, p. 293, et t. XIV, p.242. )

M. Manquer , en se servantdun moule de cire, est par-venu à faire avec la résine ainsidissoute, de petits tuyaux de1 a grosseur dune plume à éerire.La solidité de cette matière,son élasticité, la propriétéquelle a de résister à leau, auxsels, à lesprit-de-vin et à beau-coup dautres dissolvans , la ren-dent en effet très-propre à fairedes tuyaux flexibles et élasti-ques qui pourraient être néces-saires dans plusieurs ouvragesde mécanique.

A la fin de lannée 1779, M.Bernard, orfèvre-mécanicien,

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rue des Noyers, n°. 34 , a an-noncé des sondes préparées avecla résine élastique, et qui, parleur souplesse et leur flexibi-lité, ont deux propriétés, desoulager le malade en facilitantlévacuation de la vessie, etmême de le guérir. On peutvoir dans I e Journal de la Blan-cherie, 1782, p. iy 3 , le juge-ment quen a porté la Sociétéroyale de Médecine .

Depuis les travaux de M.Marquer sur cette résine, M.Hérissant sen est aussi occupé,et a également reconnu qu ellene se dissout ni dans leau, nidans lesprit-de-vin ; mais ellese ramollit à la longue danslhuile de noix ; elle ne reprendpoint sa solidité ni son élasti-cité; elle se liquéfie au feu etreste dans cet état.

Coupée par morceaux et lais-sée pendant un jour dans lhuilede corne de cerf, autrement ditede dippel, elle se laisse pétriret peut être employée à diffé-rens ouvrages, en lexposant àune forte fumée de suie ou defoin. On peut suppléer à lhuilede dippel, qui est chère, cellede térébenthine rectifiée sur lachaux. La seule vapeur de ceshuiles est même suffisante; onpeut ly exposer dans un vais-seau clos , ou sur celle du cam-phre. On connaît quelle estsuffisamment pénétrée , lors-quelle se gonfle et devient lui-sante ; létiier rectifié produitle même effet. M. Hérissantpensait, en 1762, quon pouvaiten faire des sondes et des bou-gies, ce qui a été exécuté.Collect. Acad., partie Jtranç .,