452 R E S
t. XIII, pag. 295, et t. XIV,p. i2i et 242. Voyez l’articlecetinpies. )
M. Pelletier a imaginé d’em-ployer l’éther sulfurique pourdissoudre la gomme élastique:cette dissolution »st d’une gran-de utilité dans les arts. Appli-quée sur la surface d’un corps,elle laisse échapper l’éther etforme une espèce de vernis très-
Î n opre à garantir du contact de’air les substances que l’onveut en préserver. ( Mémoiresde l'Institut national , t. I er . ,pag, 56 . )
Suivant une lettre de M. Gros-sart, insérée dans le Journal desArts et Manufactures , tome II,p. 36 o, un procédé très-simplepour dissoudre la résine élasti-que, consiste à la couper en pe-tits morceaux, à la faire bouil-lir plusieurs heures dans del’eau, à la mettre ainsi ramol-lie dans de l’éther, et à la ma-laxer lorsqu’elle y sera biengonflée et dans un état appro-chant de la dissolution ; on faitde tous les morceaux une pâtequi s’applique facilement au-tour d’un moule ; on les y con-tient avec uu ruban de fil : cespièces aiusi moulées, sont aussisolides que si elles étaient d’unseul morceau. Les expériencesen ont été faites sous les yeuxde l’Académie de Dijon, enI 79 I -
On se sert de la résine élas-tique pour effacer les traits decrayon et toutes les autres sa-letés qui se trouvent sur le pa-pier. Le frottement de cette ré-sine agit plus efficacement queaie de pain. ( Voyez Çolleçt, J
R E S
Académ., partie franç ., t. XV 1pag. 24.)
§ III. Résine du pin , ou téré-benthine commune ,
La manière ordinaire de re-tirer la résine ou goudron despins, est de faire une incisionaux arbres, et de ramasser larésine qui découle par cesplaies : on en fait de cette fa-çon une récolte tantôt plus,tantôt moins abondante, selonque les années sont favorables.La quantité de résine qu’onpeut retirer des pins , en suivantcette méthode, est bien infé-rieure à celle que l’on eu peutrecueillir en suivant cellequ’emploient les Français de laLouisiane , qui l’ont apprise desCanadiens , à qui le hasard apeut-être montré cette méthodesi avantageuse.
U faut jeter à bas le pin donton veut retirer la résine, l’en-fouir en terre, et l’y laisserl’espace de trois, quatre ou cinqans. Etant ainsi enterré , la ré-silie se mûrit, et se multiplieau point, que lorsqu'on le dé-couvre, on le voit tout blancde résine, sans aucune atteintede pourriture, quand même ily aurait séjourné beaucoup pluslong-temps. On coupe alors l’ar-bre par tronçons de trois pieds,que l’on réduit par éclats dansleur longueur.
On prépare sur la terre unendroit que l’on creuse à la pro-fondeur de deux pouces, et surl’un des côtés, on fait une ri-gole qui va rendre à quatre oucinq pas dap§ p» puits, auquel