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Tome cinquième.
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on a donné «ne profondeur dequinze ou vingt pieds. De cepuits sort encore une rigole quicommunique à un second puilsqui répond à un troisième : cespuits faits ainsi les uns au-des-sous des autres, servent à dé-charger les premiers puits lors-qu’ils sont pleins dans les pos-térieurs.

On place sur le lerrein desbarres de fer, propres à soute-nir toute la charge du boisqu’on mettra dessus ; on y ar-range ensuite sous une formeyramidale tous ces éclats deois, et on les range toujoursen croix, à la distance d’undemi-pouce l’un de l’autre ; onélève la pyramide aussi hautque l’on veut; on- met le feuau sommet; le feu consume lebois; la chaleur fait fondre larésine qui coule et va tomberdans les puits.

En suivant ce procédé , unseul arbre produit une quan-tité prodigieuse de résine , etquelques pieds d’arbres traitésde la sorte, fournissent plus degoudron que ne feraient desbois entiers. Nous observeronscependant que ce moyen des-tructeur ne pourrait être em-ployé que sur les vieux pinsque l’on destine à être abattus:il doit y avoir plus de bénéficeà tirer la résine des arbres surpied, attendu qu’ils en four-nissent pendant vingt ans etplus. Les jeunes arbres, que l’onaltère par les incisions, ont letemps de croître sans qu’on lesaffaiblisse, et se préparent àdonner par la suite une abon-dante récolte de résine.

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A cinq lieues de Marseille ,ilya des montagnes fort hautes,couvertes pour la plupart de fo-rêts de pins qui y croissent sansculture. On voit à une demi-lieue hors de la route, l’endroitoù l’on fait la poix, le goudron,la résine et la térébenthine,qui se fabriquent de la manièresuivante :

Au printemps, quand la sèveest la plus abondante, on lèvel'écorce du pin pour faire cou-ler la sève dans un trou queI on a fait en bas exprès pourla recevoir. Cette sève, à me-sure qu’elie coule, laisse der-rière elle une crème, ou es-pèce de croûte, que l’on prendet que l’on trempe dans l’eau ,après quoi ou la vend aux lia-bitans qui en font des flam-beaux, et l'achètent fort cher;ensuite on prend par cuilleréesla sève qui est dans le bassin ;et quand on en a amassé unabonne quantité, on lapasse dansun tamis d’épicier , semblableà ceux dans lesquels on met lesraisins de Malaga . La liqueurqui passe facilement à traversest la térébenthine ordinaire;ce qui reste dans le tamis,ajouté à une quantité d’eau suf-fisante, et distillé dans un alam-bic , donne l’huile de térében-thine; et le résidu qui resteaprès cette opération est la fé;é-benthine commune : ensuite oncoupe le tronc de l’arbre piarcopeaux, que l’on entasse dansun trou fort creux, dont oncouvre le haut avec des tuiles,de façon cependant qu’il puissey entrer un peu d’air pour nour-rir le feu. Alors ou y met le5