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Tome cinquième.
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et profondes, i°. parce quenny mettant de lhuile quàmoitié, la lumière se trouve àlabri du veut ou de lair agité( si le vent soufflait avec vio-lence, il serait inutile de placerles lampes et de les allumer ;les papillons ne sortent pasalors); 2 0 . parce que le feu dela lampe se trouvant au milieu ,il l'échauffe si bien, quil estimpossible que les papillons ,«ne fois attirés dans la lampe,lie se brûleut ou se noient danslhuile. On a fait usage de cepréservatif, qui a très-bienréussi ; ceux qui sintéressent àla conserva lion des abeilles, peu-vent au moins en essayer, jus-quà ce quon ait trouvé un plusheureux moyen.

RUM . h'Encyclopédie nousdonne quelques détails sur lafabrication du rum. Peu de per-sonnes ignorent que cest uneespèce deau-de-vie, ou plutôtdesprit ardent tiré des cannesà sucre, en Amérique .

On prend les gros syrops desucre et les écumes, quon mêleavec une certaine quanti deau.On les fait fermenter dans destonneaux pendant 8 à îo jours,jusquà ce que la fermentationvineuse ne soit plus sensibleOn met ce mélange, appelégrappe, dans un alambic, et onJe distille de la même manièreque leau-de-vie se distille enFrance . La première liqueurqui monte, est ce que les Fran­ çais nomment taffia, et les An­ glais rum. Ensuite vient la pe-tite eau, qui est un taffia ou unrmn très-faible. Les Français lamêlent avec leur taffia, quoi-quelle ait un goût et une odeur

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très-désagréables ; mais les An­ glais la mettent à part pour larectifier par une nouvelle dis-tillation , qui leur donne unrum très-spiritueux, quils nom-ment esprit. Cet esprit sert àdonner une grande force à leurrum ordinaire , et à le mettreen état dêtre transporté sanssaffaiblir, dans les pays les pluséloignés. Il suffit den propor-tionner les doses aux distances.La liqueur qui reste au fond delalambic après la distillationde la petite eau , est la vi-dange.

I?Encyclopédie Méthodique ,tom. VIII des Arts et Métiers ,p. 47 , nentre pas non plus dansde grands détails sur lart defaire le taffia.

Ou a publié, en 1786, la tra-duction dun ouvrage anglais intitulé : Essai sur les rumeries,par M. Michel Soleirol. Cet ou-vrage, dont il na été tiré que116 exemplaires pour les sous-cripteurs, lait connaître pour- |quoi nos colons nobtiennentdans leurs guildiveries que destafîias qui répuguent à tous lesétrangers* tandis que les An- |glais forment avec les mêmes |matières le rum , qui est si re- jcherché dans toute lEurope,et si précieux pour leurs colo-nies , que le commerce de cetteliqueur suffit pour réparer lespertes et fournir aux dépensesdexploitation quexigent leurssucreries.

M. Soleirol traite dabord desvaisseaux qui sont en usage.Pour recevoir les matières quicomposent la grappe , il préfèreles cuves aux citernes, dans les- Jquelles la fermentation est ve-