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tardée par la frîcheur de la terreui les environne ; il conseillee vuïder les grappes par untrou pratiqué dans les cuves, àa ou 3 pouces du fond, plutôtque d’employer les seaüx ouies pompes pour cette opéra-tion. Il pense qu’il est essentielde tenir les cuves continuelle-mentcouvertes, pour empêcherl’évaporation des parties lesplus spiritueuses, et juge qu’ilsuffit de pratiquer dans le cou-vercle une petite ouverture pourintroduire l’air extérieur, néces-saire à la fermentation.
Les dimensions des cucur-hites ne lui paraissent pas pro-portionnées d’une manière avan-tageuse. Les chapiteaux de nosalambics ont trop peu de capa-cité; leurs embouchures ou lescollets par lesquels ils s’adap-tent à ceux des alambics , sonttrop courts, ne sont pas assezouverts. De-là il résulte queles vapeurs qui se subliment,xi’ayant pas assez d’espace pourcirculer, la partie spirilueusene se sépare qu’imparfaitementde la partie aqueuse de lagrappe, qui s’élève avec elle.Les serpentius sont trop épais ,trop étroits, et n’ont pas assezde circonvolutions.
L’expérienceprouveque, pourfaire de bon rum, il faut unalambic qui contienne 3 oo gal-lons ou 1200 pintes, mesure deParis . Sa hauteur doit être deA pieds et demi ; le fond et lesparois doivent avoir plus d’é-paisseur que ceux qu’on emploiepour les eaux-de-vie. Le colletaura environ 16 pouces de haut.Le chapiteau doit être trois Foisplus grand , proportion gardée ,
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que ceux qui sont en usagé dansles brûleries de France , et saforme un peu plus applàtie. Lecollet aura environ uu pied dehauteur, et le bec, au lieu d’ê-tre de cuivre, selon l’usage, serade bon élain allié d’un peu decuivre,pour lui donner line con-sistance solide. Les pièces desti-nées pônr contenir la grappe ,auront la forme d’un cône tron-qué 5 elles seront très-larges parle bas et étroites par le haut,afin que la fermentation s’ÿ éta-blisse plus promptement, et s’yconserve plus long-temps. On yemploiera le bois de sap rougepréférablement à celui de cœurde chêne , qui est plus sujet àêtre piqué par les vers. Cespièces contiendront 3oo gallons,et seront cerclées en fer. Lefond qui forme la base du cône,doit etre soutenu solidement,afin que le poids de la liqueurne puisse pas le fausser.
Il est nécessaire d’avoir aussidans chaque rumerie plusieursbonnes pipes de chênes quisoient cerclées en fer à leurs ex-trémités et qui contiennent 5 ou6oo gallons. Elles servent à con-server le rum jusqu’aumomentde la livraison. Ou leur adapteun large robinet de cuivre, quisert à transvaser facilement laliqueur.
Après avoir donné les propor-tions qui conviennent le mieuxaux instrumens , M. SoleiroLfait connaître l’importance d’enentretenir la propreté, ainsique celle des cuves, soit avantde s’en servir , soit après enavoir fait usage. La plupart desguildiviers de Saint-Domingue ne sont pas assez attentifs à