D’ARTILLERIE. II. Part . i $ 7
TITRE V.
Des Affûts.
N Ou s voici LUX Affûts, qui est: une des choses de l’Ar-tillerie ausquelles il faut davantage s’attacher, parce
Î iue de-là dépend tout le service des pieces, qui, fans af-ût, ne fçauroient s’executer avec facilité, ôc demeure-roient entièrement inutiles dans un Siège.
Il y a de plusieurs fortes d’affûts.
Ceux de Place, appeliez aussi bâtards ou marins, à baíïèsroulettes.
Ceux de Place à hauts rouages.
Ceux de Marine , faits à l’imitation des Affûts dont onfe sert fur les vaisseaux.
Et ceux qui fervent en Campagne , qui font encore dedeux fortes, les uns à l’ancienne maniéré, les autres de lanouvelle invention.
Commençons par ceux de Campagne à Pancienne ma-niéré ; ils nous donneront une idée plus ample de tous lesautres, ôc nous connoîtron»; mieux cc qui en fera la diffé-rence. Mais disons auparavant qu'il est des régies géneralesque l'on peut suivre pour faire des affûts de tous calibres,l’Instrucbion que l’on va lire, 8c la Figure qui y est jointe,pourront beaucoup servir pour faciliter à un Officier lemoyen de tracer un flasque d'Affût en quelque endroitqu’il fe trouve, Sc de fe faire entendre à quelque Charpen-tier ou Charron que ce soit, même n’ayant nulle connoif-fance des Ouvrages d’Artillerie.
Trait gênerai des Flasques pour toutes sortes de calibres.
SlJppofant premièrement que l’on ait un madrier ABCDdont la largeur AA Sc BB soit égale à l’épaisseur que doitavoir le flasque depuis la tête juíqu’au ceintre, qn tracera
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