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MEMOIRES
Il est: donc constant que deux onces de poudre enlève-ront la quantité de deux pieds cubes de terre : par consé-quent 200 onces, qui font i 2 liv. Sc 8 onces, enlèveront200 pieds cubes , qui est presque une toise cube ; il ne s’enfaut que 1 6 pieds cubes : Sc l'on peut dire qu’elles enlève-ront même la toise cube, parce que les 200 onces jointesensemble ont plus de force à proportion, que deux onces ;car c’est une force unie. La réglé de trois ci-deífous le feramieux entendre.
Si
onces.
pieds.
onces. pieds.
z 2 200 200
2
400
jg A *
200
Ce qui doit sùíHre pour comprendre qu’en ajoutant oudiminuant, on peut enlever telle portion de terre ou demaçonnerie qu’on voudra. Le Mineur doit observer que lapoudre agissant toujours contre le plus foible, il doit pren-dre fes précautions qu’il n’y ait aucun vuide autour de sonfourneau, Sc qu’il y ait une fois Sc demie autant de solideque la hauteur de la terre qu’on veut enlever.
Que tous les retours des chemins qui ont servi au Mi-neur , pour faire son fourneau Sc par où l’on conduit lesaucisson, soient bien remplis de terre , de fumier ; Sc demaçonnerie fur une fois Sc demie autant que porte la hau-teur des terres que l’on veut faire fauter.
L’entrée de îa chambre du fourneau doit être bien fer-mée avec de gros madriers arrêtés par une croix de S. An-dré ; de forte que la clôture en soit juste , Sc les vuides en-tierement bouchés avec du fumier ou avec de la terre dé-trempée.
Si par malheur il se trouvoit quelque gallerie qui fûtdessous ou à côté du fourneau dont on soit le maître, ilfaudra nécessairement la remplir de maçonnerie le plus