D* A R. T I L L E R 1 E. IIL Part. f
juste que faire se pourra, sur la longueur d’une fois èí de-mie de la hauteur des terres ; car non-feulement la galleriecreveroit, mais auslì elle empêcheroit l’esset du fourneau.
La poudre doit toujours être mise dans des sacs qu’onouvre quand on charge le fourneau, & l’on répand un peude poudre.
Mais quand on en a chargé une, & qu’on ne la veut pasfaire fauter de trois ni de quatre jours, alors il faut plan-chent la chambre, Le faire comme une efpece de coffre ,afin que la poudre prenne le moins d’humidité qu’il ferapossible : les toiles cirées font merveilleuses en ces occa-sions. On doit remarquer que plus il y a de terres enlevées,plus la mine fait d’esset, quoique la proportion de la pou-dre s’y trouve.
La poudre fait le même effet fur la maçonnerie que furla terre, c’est-à-dire, qu’à même proportion elle enleveavec même activité l’unc que l’autre.
Les terres fe peuvent réduire à 4 fortes : fçavoir, ,
1. Les terres remuées.
1. Les legeres, comme du fable sec.
3. De l’argile.
4. Et la terre potasse ou grasse.
Le pied de terre remuée pefe communément.. 90 liv.
Celui de fable pefe. 150
Celui d’argile pefe. 100
Et celui de terre grasse. 115
A l’égard de la maçonnerie, le pied de pierre
blanche pefe... 11 5
Le pied de pierre à suffi pefe......,. no
Celui de pierre dure , comme graiflerie de
Tournay, pefe.... 115
Celui de grais pefe...... 120
Et celui de brique pefe..... 90
Ces poids ne font pas toujours les mêmes ; ils font dif-férons suivant les Pays : on les a employés ici comme celafe trouve aux environs de Tournay.