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Tome troisieme.
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' D’ARTILLERIE. III. Part.

•cil moitié du diamètre AD de la grande base. Fig.

D’autres ont mieux aimé donner à cet entonnoir la fi- Fig. t.gure d’un simple cône rectangle AFD.

Il faut remarquer que dans ces deux cônes, ainsi que Fig. i, i &dans le conoïde AHOBISD, que l’axe ou la ligne FR. pri- 5 ’fe du centre du fourneau F jufqu’au point R , dans le plande la base de l’cntonnoir, est toujours égale à la moitié dudiamètre de cette base.

Cette ligne FR, je la nomme ligne de moindre réjîjlance.

En examinant avec un peu d’attention l’entonnoir for- ïig, j.mé par l’efFet d’un fourneau, on s’apperçoit aisément queles côtés de cet entonnoir font des lignes courbes * 6c non

* f II paroit véritablement, que lescotés de l’cntonnoir doivent être plutôt<!es lignes courbes que des droites ; & envoici, ce semble , la raison.

La poudre en s'enflammant, agit d’a-bord également fur toutes les terres desenvirons du fourneau, & comme la su-perficie du terrain qui est immédiatementau dessus, offre moins de résistance queles autres côtés , c'est elle qui est enlevéela premiere : elle ne peut s’enlever fansdiminuer faction de la poudre à la ron-de , & par conséquent le premier effortdont la direction étoit en ligne droite,«'est pas également continué. D'où il fuit<jue l’cxcavation ne se fait pas suivant lespremiers rayons de f inflammation, Scu’ainsi faction de la poudre diminuant,oit prendre des directions differentes &former les côtés de f excavation en lignecourbe. Comme cette courbure if est pasbien sensible , on a pu dans la pratiquela considérer comme une ligne droite,ainsi qu'on le fait lorsqu on toise f exca-vation de la mine, dans la supposition<jue cette excavation est un cône tronqué.

Comme le raisonnement qu’on vientde faire, pourroit sembler favorable àï’anéienne opinion , qu’une charge ex-traordinaire de poudre dans une mine,tie produit qu'une espece de puits, il està propos d'eíTayer de prouver le con-traire.

On vient dc dire, que la poudre eu

s’enflammant, agit également fur les ter-res des environs du fourneau ; son effortsur celles qui se trouvent au dessous, nepeut que les comprimer un peu , ensuitede quoi il est reporté vers la superficie duterrain : alors f effort total vers cette su-perficie est plus grand , Sc ainsi il est ca-pable d'une plus grande excavation ; ilagit par conséquent avec plus d’exten-fion vers la superficie, Sc il cause un plusgrand ébranlement à toutes les terres oùii fe communique : ébranlement qui est«sautant plus grand Sc porté plus loin,qu'il y a plus de poudre dans le fourneau.La superficie du terrain la plus proche dufourneau cede la premiere à l’effort de 1apoudre ; mais en même temps qu’elle cé-dé , la poudre ne cesse pas d’agir vers lesautres côtés du fourneau ; elle continued’en comprimer, pouffer Sc diviser lesparties vers la superficie du terrain, seu-lement avec un peu moins d'efforts re-doublés : elle doit donc enlever le terraindes environs de la ligne de moindre ré-sistance , Sc ne pas produire un puits.

Si la poudre étoit dans le fourneau dcla mine comme elle est dans le canon ,c'est-à-dire, qu’elle ne pût absolumentagir que vers le dessus du fourneau, com-me elle ne peut agir que vers la bouchedu canon ; alors elle donneroit .vérita-blement un puits pour f excavation de lamine ; mais les parties voisines du four-neau recevant des impressions de son ef-

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