D’ARTILLERIE. IV. Part. 171par sa proximité leur tuer beaucoup de soldats en faisantcharger les pieces; les Officiers les pointent eux-mêmesavec des fronteaux de mire, & dans le même instant lesfont tirer, après quoi, l’on remet les portières qui fontfaites avec des madriers assez épais pour être à l’épreuvedu mousquet, ainsi que les fronteaux de mire.
Pour battre en brèche on fait faire trois batteries situéesen dissérens endroits, lesquelles ont cependant pour butla même face de l’ouvrage, avec cette différence qu’il yen a une qui le bat en droite ligne, & les deux autresobliquement en écharpant par les deux cotés de cetteface, ce qui fait que chaque coup porté de cette maniéré,détruit & fait tomber plutôt la malle de cet ouvrage.
On pourroit faire quatre à cinq batteries considérablesde 80 pieces de canon de 24 en y joignant quelques piecesde 3 3 , les 20 de 24 qui resteroient au Parc de ? Artillerieferviroient pour changer celles qui deviendroient dans lafuite hors a état de servir, Sc s’il étroit possible on diípo-feroit ces quatre ou cinq batteries de maniéré qu’elles pus-sent battre tout le front de la bonne attaque.
Les pieces de 1 6 & de 1 2 font nécestaires pour tireraux chemins couverts, aux cavaliers, & aux autres ou-vrages où il faut détruire les deffenfes & épaulemens deleurs batteries pour en démonter les pieces, afin que latranchée n’en loir pas inquiétée.
Si l’on avoit dessein de mettre le feu dans la Ville assié-gée , il faudroit fe servir de pieces de 8 dont on tireroitdes boulets rouges pendant la nuit ; ces pieces avec cellesde 4 doivent fe poster dans des petits ouvrages de terre
Í iour deffendre une tranchée ou un boyau, &C même ones peut placer dans des chemins creux ou des trouéespour assurer les entrées & les approches du camp.
L’on a pour toutes les pieces des Batteries, des affûtsde rechange, & tout au moins deux pour 5 pieces, afinque celles qui font dans les Batteries ne restent pas à terre,ce qui embarrasseroit lorsque leurs affûts feroient rompusou brisés par les boulets des ennemis. Si le feu de la P lac
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