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fées par les Obus, puisque ces premieres par le cheminquelles font en s’élevant en l’air ne peuvent en tombant,frapper à plomb le terrain qui forme l’épaifleur de la cour-tine ou de la brèche que l’on bat, qui consiste en un très-petit espace ; au lieu que les bombes qui font pointéescomme le canon, font chassées par une ligne plus droite,& ont pour but toute la face extérieure de l’ouvrage qu’onne peut manquer de toucher.
Les Obus íeroient encore d’un grand secours pour dé-truire les ouvrages de terre, parce que les bombes entrantdans l’épaisseur des courtines, crcveroient & y feroient en
Í ieu de temps des brèches -, ce que le canon ne fçauroitaire qu’après y avoir tiré quantité de coups.
On pourroit encore fe servir la nuit des Obus que l’onpointeroit de jour fur les brèches, chargés de balles à feuque l’on tireroit la nuit, & qui donneroient par la grandelueur de leur feu, le moyen d’y tirer de nuit le canon, encontinuant de recharger les Odus èc les tirer avec les bal-les à feu , l’on empêcheroit les ennemis de travailler à ré-parer leurs brèches, ce qu’ils font très-facilement lorfqu’ilsne font pas inquiétés la nuit Lc qu’ils ne font pas vus, leurssoldats íeroient beaucoup plus fatigués par le monde quiferoit tué ou blessé des boulets fans pouvoir les éviter,comme l’on peut faire le jour lorsque le boulet a frappé lehaut de la brèche, de laquelle il fort aussitôt une poulîìereque l’on volt qui fait aviser le soldat de fe jetter à droit ouà gauche pour s’en garentir. 11 fuffiroit d’avoir quinzeOdus pour servir utilement dans un Siège avec quinzecens balles à feu, parce que l’on ne s’en sert que pour voiraux brèches: ces Obus fe montent fur des affûts à rouéssemblables à ceux de canon, afin de les pointer de même.
On est quelquefois obligé de prendre des ouvragesavancés pour communiquer l’attaque de la tranchée oupour être en état de la pouffer plus près de la Place ; on yfait faire aussitôt des batteries. Les Officiers qui les com-mandent ont des portières pour mettre dans leurs embra-sures , à cause du feu du mousquet de la Place qui pourroit