io DISCOURS
en général , vers la contemplation et l’étude de cette mêmenature.
C’est ce charme qni , depuis que les hommes vivent en so-ciété et ont pu se livrer aux sciences y les porte à s’occuper avecardeur de cette étude aussi agréable qu’utile.
L’on est étonné toutes les fois qu’en lisant Pline, l’on voit laliste nombreuse des auteurs grecs et latins dans lesquels il avoitpuisé et dont il cite les témoignages ; il semble qu’il n’y ait euaucune branche d’histoire naturelle, aucune des sous-divisionsde ces mêmes branches, dans tous les règnes, que ces auteurs,en concurrence les uns avec les autres, n’aient, en quelquesorte, épuisée ( 1 ) ; et lorsqu’on pense que les écrivains de
(i) J’ai voulu, enlisant pour la dixième fois Pline, connoître le nombre des au-teurs qu’il cite, en me bornant à ceux qui ont écrit spécialement sur l’histoire natu-relle proprement dite, et en laissant de côté ceux qui ont décrit diverses contrées dela terre plutôt en géographes qu’en naturalistes, ainsi que les voyageurs quuont parlédes raretés d’un pays et les médecins qui ont écrit sur les drogues.
Le tableau que j’en ai fait, et que je transcris ici très en abrégé, est une preuvefrappante de ce que j’ai avancé sur l’universalité des goûts pour cette science.
Aut. latins. Aut. grecs.
Liv. II. Des planètes , de l’air , de la mer et de la terre . 20 28
Liv. VIII. Des animaux terrestres quadrupèdes . 20 44
Liv. IX. Des poissons et autres productions de la mer . 18 8
Liv. X. De l’histoire naturelle des oiseaux . 22 3q
Liv. XI. De l’histoire naturelle des insectes .. 22 26
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