180 HISTOIRE NATURELLE
sables, soit avec la vase (le la mer, ils ont pu s’y conserverclans l’état fossile ou clans celui de pétrification. Cette théoriesimple me paroissoit très-applicable aux ensablemens autrefoismarins qui forment à présent les éminences coquillières desenvirons de JVI aestricht.
Plus attaché à la vérité qu’à mon opinion, j’ai cru devoirconsulter l’entomologiste Latreille , qui a fait une étude parti-culière des crustacées, et qui est d’ailleurs très-versé dans laconnoissance de plusieurs autres parties des sciences naturelles;je joins ici avec reconnoissance la note qu’il a bien voulu mefournir, après avoir porté son attention sur plusieurs de ces cra-bes soumis à son examen.
(i) « Le rapprochement comparatif des bras du crabe figuré dans planche XXXII« de 1 Histoire naturelle de la montagne de Samt~Pierre , leur courbure et leur direc—« lion, l’absence générale et constante des autres parties du corps, prouvent d’une ma-« nière (rès-plausible, que ce crabe est un de ceux qu’on nomme Bernard l’hermite ,«et qui, s’emparant des coquilles univalves , s’y établissent. L’espèce à laquelle ce-« lui-ci a appartenu est très-voisine de la plus commune, Pagurus Bernhardus. Ici,« comme dans l’autre, c’est le bras droit qui est le plus fort; la main a la même forme« dans les deux; la seule différence qui existe entre eux, consiste simplement dans« un plus grand nombre d'aspérités, dans un allongement des doigts un peu plus grands,« que l’on remarque dans le Pagurus Bernhardus. L’arête supérieure de la main a même« quelques petites dentelures qui ne se voient pas dans celle du crabe fossile de Maes-« tricht ; mais il est aisé de sentir que ces sortes d’aspérités peuvent facilement avoir« été détruites, et qu’elles sont moins apparentes dans les jeunes individus des crabes« non fossiles. Les galeries du Muséum National d’histoire naturelle possèdent plusieurs« individus du Pagurus Bernhardus renfermés dans le Buccinum undatum. »
Signé Latreille.