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Tome premier.
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24 A I Mtrent dans l’Aiman C doit sctrouver au point A’; donc lepoint A doit devenir pôleboréal de l’Aiman C.

On prouvera par un raison-nement semblable que le pointB du même Aiman C doit de-venir son pôle austral.

Nous finirons cet article parquelques avis que donne Mr.Knight à ceux qui veulent con-server leurs Aimans artificielsdans toute leur vigueur. II nefaut jamais , suivant ce Doc-teur , tirer de leur étui les bar-reaux magnétiques un à un ,mais les faire glisser ensemble.Lorsqu’on veut s’en servir, ondoit, pour les séparer , les ou-vrir comme on ouvre un Com-pas. Ils ne doivent jamais sctoucher latéralement, mais tou-jours en pointe 6C par leurs

f tôles attractifs. II ne faut nies placer auprès d’une grossemasse de fer , ni les fatiguer àenlever des poids considérablesou à renveríer les pôles des Ai-mans naturels. Toutes ces par-ticularités Sc toutes les métho-des que nous avons donnéesdans cet article, font tirées enpartie d’un Traité fur les Ai-mans artificiels composé enAnglois par Mr. Michel! , Sctrès élégamment traduit enFrançois par le Pere RivoireJésuite, Lc en partie d’unc ex-

A I R

cellente Préface que ce Pere amise à la tête de sa traduction!

AIR. L’Air que nous respi-rons est un corps fluide , gra-ve Sc élastique , répandu juí-qu’à une certaine hauteur auxenvirons de la terre, Le dontnous ignorons parfaitement lafigure , quelques conjecturesque les Physiciens , à l’excmpledeDelcartes , ayent voulu fairelà-dessus. La fluidité de l’airest démontrée par la facilitéavec laquelle nous divisons sesparties ; fa gravité par le Ba-romètre que l'on place dans lerécipient de la machine pneu-matique , Le dont on voit lemercure descendre, à mesureque l'on pompe l’air contenudans le récipient ; enfin sonélasticité par les effets merveil-leux du fusil à vent. C’est dansles articles de la fluidité , de lagravité Sc de l 'élasticité des corpsconsidérés en général, que l’onexplique pourquoi l’air est uncorps fluide , grave Sc élasti-que. Ces trois qualités , que lecommun des Physiciens recon-noît dans l’air que nous respi-rons , nous fervent à expliquerfans peine les expériences lesplus curieuses ; nous allons enrapporter quelques-unes.

Premiere Expérience. Prenezune bouteille de verre mince,plate Sc pleine d’air ; ajustcz-la