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gnc droite depuis mon œil jus-qu a la chandelle , pourquoin’en sens-je pas l’impression ?Me dira-t-on que le mouve-ment de la flamme cesse ? Jele sçais ; mais dans le systèmeCartésien il ne devroit pas ces-ser, dès qu'on a pompé l’air. Cen’étoit pas l’air qui avoir don-ne à la flamme ion mouvementcn tous íens ; ce mouvementne devroit donc pas ceílcr parl’absence de l’air grossier. LesCartésiens assurent donc, fansaucune bonne raison , que lerécipient de la machine pneu-matique est aussi plein , après"*que l’on cn a pompé l’air, qu’ill’étoit avant qu’on le pompât.
Quoiqu’il en soit de cetteobjection à laquelle les Carté-siens pourroient donner dans lefond une réponse aster plau-sible , concluons de cette qua-trième expérience i°. que lebois doit se consumer bien pluspromptement pendant lesgrands froids , qu’en tout autretemps , pourquoi ? parce que laflamme étant environnée d’unair plus dense, elle doit sc dis-siper plus difficilement.
Concluons z°,qu’un réchaudde charbons allumés doit bien-tôt s’éteindre , s’il est exposéaux rayons du soleil, sur toutpendant l’été ; pourquoi ? par-ce que ce réchaud est environ-
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né d’un air sort raréfié.
Concluons 3 . que le soufflede la bouche ou le vent doitéteindre une bougie, pourquoi?parce que l’un ÔL l’autre dissi-pent les parties de la flamme,&C qu’ils iéparent le feu de ionaliment ; si cette dissipation nepeut pas avoir lieu, l’inflamma-tion augmentera, bien loin deceílcr.
Cinquième Expérience. Met-tez un verre de bière íous unpetit récipient de la machinepneumatique, &c pompez l’air ;vous verrez monter d’abord desmilliers de petites bulles ; vousverrez ensuite la bière mous-ser.
Explication. Les particulesd’air renfermées dans les in-terstices de la bière, & délivréesde la pression de l’air extérieur,se dégagent de leur prison , sedilatent & s’enflent. Dilatéesôc enflées , elles deviennent res-pectivement plus légères quela bière ; elles doivent doncgagner la íursace de cette li-queur , cn s’enveloppant cha-cune d’une pellicule très-minccde bière ; Sc c’est-là précilé-ment ce qui la fait mouster.
Par la même raison'l’eípricde vin Sc l’eau s’élevent à grosbouillons dans le vuide. L’eautiède cependant bouillonne plu-tôt que l’eau froide j parc: que