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Tome premier.
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maux seront toujours regardéscomme autant de chef-d’oeu-vres. Ce dernier ouvrage tutcompote par Tordre d’Alexan-dre ic Grand dont Aristoteavoit été précepteur. Ce Prin-ce lui envoya 800 talcns pourfournir à la dépense de cetteentreprise , Lé lui donna, pourtravailler tous ses ordres , tousles chasièurs 6 c tous les pé-cheurs qu’il lui demanda. II estencore sûr qu Aristote a trai-té la plupart des points dePhytique dont les modernesse glorifient d’avoir fait la dé-couverte ; telles font les ques-tions du mouvement de la ter-re dans l’Ecliptique , de la gra-vité de l’air, de la circulationdu tan» &c. La première deces questions est examinée dansle chapitre 13 e . 6 c réfutée dansle chapitre 14». de son secondlivre íur le ciel : la secondeest démontrée vers le milieudu 14". chapitre du quatrièmelivre du même traité ; ta dé-monstration est fondée fur l’ex-péricnce qui nous apprendqu J un balon vuide peso moinsqu’un balon rempli d’air : latroisième question est supposéecomme une chose connue detout le monde K la fin dutroisième 6 c derïier chapitresur les causes* physiques dusommeil 6 c de la veille. II estsûr enfin que cc^à qui ncren-

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dent pas au Prince des Phi-loíophcs toute la justice qu’ilménte, n’ont lu que tes ou-vrages ou traduits en très-mau-vaislatin, ou défigurés parlesArabes qui , pour donner unefuite à la plupart de tes livresde Physique , turent obligés deíuppleer bien des feuilles queles infectes avoient rongées.Cette dernière réflexion est ti-rée du livre 13 e . de Strabon.Voici encore quelques parti-cularités intéressantes fur lavie d Aristote. Ce philosophe ,lors même qu’il étoit disciplede Platon , s’addonna à i’étu-de avec tant de fureur , que ,pour ne pas succomber au íom-mcil, il étendoit hors du litune main dans laquelle il avoitune boule d’airain, afin de seréveiller au bruit qu’elle fai-soit en tombant dans un bas-sin. Les Magistrats d Athèneslui donnerent une espèce d’en-clos aux environs de la ville ,appellé le lycée ; ce tut là qu’ilfonda la íecte des Péripatéti-ciens , Philosophes qui dilpu-toient en se promenant. Dansune de ses leçons un de sesdisciples lui demanda commentil faut définir un bon ami ;c’est, lui répondit-il, une amedans deux corps. II mourut àsage de 63 ans , non à Athè-nes d’où les calomnies d’Eury-médon Prêtre de Céres qui