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Tome premier.
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Seconde Preuve. Pendantl’Éclipse totale de loleil deVannée 17x5, Mr. Valcrius ,Astronome à Uspal , vit lalumière dont nous venons deparler , plus grande & plusétendue vers le levant ôí versle couchant du Soleil , quevers ses pôles. M. Godin fitla même observation à Parisdans l’Eclipí'e totale de Soleilde Vannée 1724 , ô£ MeilleursTiburtius êcChenonen Scan-dinavie pour celle de 1733 ;donc VAthmosphére solaire ala figure d’un Sphéroïde ap-plati vers les Pôles , & élevévers l’équateur du Soleil ; doncelle n’a pas la figure d’un an-neau circonsolaire.

Ces preuves font si triom-phantes , que Mr. Euler quile premier avoit cru pouvoirregarder VAthmosphére du So-leil comme un anneau séparéde cet Astre , avoua avec lacandeur d’un vrai Philosophedans fa lettre à Mr. Clairaut du26 Octobre 1751., qu’il s’étoittrompé , en voulant déduire laformation des anneaux de l’é-quation qu’il avoit trouvéepour la figure de VAthmosphé-re du Soleil.

M r . de Mairan remarquetrès à propos que c’est ici unequestion absolument indépen-dante de son sistême sur Vau-Tome I,

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rore boréale & la lumière zo-diacale. En effet, dit-il, peum’importcroit dans le fendque VAthmosphére solaire sût,ou ne sût pas absolument con-tigue au Soleih L’orbite ter-restre ne la rensermeroit, ou nela traverseroit pas moins , &us éloignée ;cette lumière n’en auroit pasmoins l’étcndue , la longueur& la largeur que nous y vo-yons fur notre horison & verscette orbite ; & la Terre venantégalement à la rencontrer , àpasicr au travers, ou tout pro-che, ne se chargcroit pas moinsde la matière requise pour laproduction du phénomène.

Troisième Quesion. Si lamatière de VAthmosphére so-laire n’est ni lumineuse , nienflammée par elle même , Lcdans fa source ; commentpeut-elle , en se précipitantdans VAthmosphére terrestre,produire tous les phénomènesque nous présentent les gran-des aurores boréales ?

Résolution. i°. 11 n’est pas sûrque la matière de VAthmosphé-re solaire ne soit ni lumineuse,ni enflammée par elle même.

2 0 . Quand même on la sup-poíeroit telle, on pourroitdire,avec M r . de Mairan , qu’elles’enflamme en tout, ou en par-tie , Lc plus ou moins vîte ,

Ee

n’en seroit pas pi