Band 
Tome premier.
Seite
173
JPEG-Download
 

*

é

ATT

l’article des Tourbillons. L’ondoit donc reconnoître une Loigénérale du Créateur, commela cause immédiate de la gra-vité des Corps , Sc par consé-quent l’on doit dire que lesCorps s’attirent mutuellementÔC font portés les uns vers lesautres en vertu d’une Loi gé-nérale de la nature. Est-il riende plus simple que cette consé-quence , Sc a-t’on raison dedire que Newton n’est pas Phy-sicien , parce qu’il soumet lemonde à des Loix générales.II faut, pour avancer une pa-reille proposition , avoir aulïïpeu d’idéc de la laine Phi si-que , que des Ouvrages de New-ton. Tout Physicien doit detems en tems en revenir à unesemblable cause. Voit-il unequalité commune à tous lesCorps , extriníéquc à ces mê-mes Corps , Sc lui est-il dé-montré que cette qualité n’estpas l’efFet d’une cause secon-de , immédiate Sc méchani-que ? Qu’il ait alors recours àune Loi générale ; les seuls Epi-curiens s’y opposeront. CetteLoi générale qu’admettent danscette occasion les vrais Newto-niens , se divise en des loixparticulières qui renfermenttout le Sistême de l’Attrac-tion ; elles se réduisent à deux.

Première Régie. L’Attraction

est toujours proportionnelleà la malle , ou bien, l’Attrac-tion se fait toujours en raisondirecte des malles, c’est-à-dire,si le Corps A a quatre fois plusde matière que le Corps B, leCorps A attirera quatre foisplus le Corps B, qu’il n’en fe-ra attiré. Àuísi si ces deuxCorps étoient abandonnés àleur Attraction mutuelle, Lcqu’ils fuílent éloignés l’un del'autre d’un certain nombrede lieues, ils feroient fans dou-te chacun une partie du che-min pour le réiinir ; mais lechemin que feroit le Corps Bl’emporteroit autant fur le che-min que feroit le Corps A , quela malle de celui-ci l’cmportcfur la malle de celui-là. Cequi prouve la justeíîe de cetteLoi, c’est que nous voyons lespetits Corps tomber vers lesgros , ou , tourner autour desgros.

Seconde Régie. L’Attractionfuit toujours la raiíon inversedes quarrés des distances, c’est-à-dire , le Corps C éloignéd’une lieue du Corps D plusgros que lui , en fera quatrefois plus attiré , que s’il enétoit éloigné de deux lieues.Cette Loi n’est pas imaginéeà plaisir. La Lune éloignée ducentre de la Terre seulementd’un rayon terrestre , c’est-à-