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Tome premier.
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ATT

doit tomber aullì vite que l’or.

Tout le monde voit quelorsque les Newtoniens parlentde la vîtelle que la Terre com-munique aux corps qui tom-bent íur fa íurfacc, ils ne pré-tendent pas déíîgncr une ac-tion Physique, mais une actionpurement occasionnelle. LesCartésiens qui íoutiennent queDieu íeul est la cause Physiquedu mouvement des corps , di-sent néanmoins que le corps Ameut le corps B.

On leur oppose 4 0 . que leCréateur n’a eu aucun motifpour faire agir l’Attraction plu-tôt en raison inverse des quar-rés des distances , qu’en raisoninverse des simples distances ,ou des cubes des distances.

Quand même cela seroit ,que s’ensuivroit-il ? Que l’At-traction en raison inverse desquarrés des distances , seroitPeste td’une loi purement arbi-traire ; je ne vois pas ce quel’on pourroit trouver à repren-dre dans cette réponse. Com-bien de fois ne sommes-nouspas obligés d’avoir recours àla volonté libre du Créateur ,pour rendre raison des effetsde la nature ? A-t’on une au-tre réponse à donner à ceuxqui demandent pourquoi Dieua créé six Planètes principa-les êc non pas lept ; pourquoi

ATT 177il les a mises à telle distancedu Soleil &c non pas à telle au-tre ; pourquoi il les a faitesde telle grandeur Sc non pasde telle autre &c ? Mais ce-pendant ce ne íera pas là lasolution que nous donneronsaux Cartésiens. Le Créateura voulu que les Planètes dé-crivissent des Ellipses autourdu Soleil ; il faut que les corpsqui décrivent une pareillecourbe, aient une force centri-pète en raison inverse des quar-rés de leurs différentes distan-ces au Soleil, comme nous ledémontrerons dans l’Articlcdu Mouvement ; donc la Loide la force centripète, & parconséquent la loi de l’Attrac-tion,a dû suivre la raison in-verse des quarrés des distan-ces , & non pas la raison inversedes simples distances , ou celledes cubes des distances.

On leur oppose 5 0 . que sil’Attraction est en raison in-verse des quarrés des distan-ces, il s’ensuivra que cette for-ce sera comme infinie, lorsquela distance sera nulle , ou queles deux corps se toucheront ;ce qui ne paroît pas íoutena-ble , puisque nous n’avons pres-que aucune peine à lever unepierre ordinaire qui se trouvesur la surface de la Terre.

Mais que l’on examine avecF f 2