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lieues de hauteur. Mr. de Mai-ran qui lui en donne plus de266, remarque à cetteoccalionque le baromètre nous indi-que , il est: vrai , le poids de lacolonne de cet air grossier qui11e íçauroit palier à travers lespores du verre, ou du mercu-re , mais qu’il ne peut pas nousindiquer le poids absolu detoute la colonne d’air *en gé-néral i ou de tel autre fluidequi ne fait pas moins partie derAthmosphére terrestre , quecet air grossier. Les expérien-ces lui vantes ont engagé biendes Phiíìciens à penser com-me lui.
Quatrième Expérience. Pre-nez deux marbres polis , defigure quarrée , 6c de 2 pou-ces-^-de diamètre ; frottez-lesavec un peu de graille, 6c ap-pliquez - les exactement l’uncontre l’autre ; ils soutien-dront un poids de 580 livres,lans sc séparer. Cette expérien-ce a été faite à Leyde , 6c elleest rapportée dans le Journaldes Sçavansdu 17 Avril 1679.Voici l’explication qu’en don-ne M r . de Mairan.
Explication. Les deux co-lonnes d’air grossier qui pres-sent, l’un contre l’autre,lcs deuxmarbres dont nous venons deparler , ne peíent chacune que6 z livres. En effet ces deuîèTome I.
BAR 215marbres ont chacun une base des -à pouces quarrés, qui étantmultipliés par 28, hauteur dubaromètre , font environ 141,pouces cubes, 6c ceux-ci mul-tipliés encore par 7^-onces ,qui est à peu près le poids dupouce cube de mercure , pro-duiront 990 onces 6c quelquesgros , ou environ 61 livres ;ce qui ne fait pas la 9 e . par-tie de 580. Cette adhésion desdeux marbres , continue Mr.de Mairan , doit donc êtreattribuée en grande partie à lapression extérieure de l’air sub-til, ou du fluide quelconque quipesé dans PAthmosphére con-jointement avec l’air grossier,6c qui pafle plus ou moins li-brement à travers les poresdu verre.
Cinquième Expérience. Pre-nez des baromètres faits dedifférens verres ; il arriverapresque toujours que le mer-cure s’y soutiendra à des hau-teurs qui différeront de 2 , 3 ,4, 6 ou 7 lignes.
Explication. M r . de I^íairanqui assure avoir fait lni-mê-me plusieurs fois cette expé-rience , en apporte pour eau lela différente porosité des ver-res , dont les uns laissent pas-ser des particules d’air plusgrofles que les autres. Plusétroits seront les pores d’un