Band 
Tome premier.
Seite
224
JPEG-Download
 

ii4 B AYquatrième volumes mériteronttoujours d’être consultés. Ce-lui-là contient un Traité com-plet du corps humaiiv; celui-ci présente un grand nombrede Dissertations dont quelques-unes font aíïèz curieuses.Le pre-mier òc le second volumes decette Physique ne sont pas toutà fait fi bons. L’Auteur y traitetrop au long des questions donton connoissoit déjà de sontems Tinutìliré.,D’ailleurs soníistême général est le pur Car-tésianisme ; & par conséquenttoutes les explications qui sup-posent Inexistence des tourbil-lons Cartésiens , ne font pasrecevables. II n’en est pas ainsides points de Physique mdé-pendans de tout íistême ; ilslont traités pour l’ordinaired’une manière très-raisonna-ble. II pourroit y avoir cepen-dant dans la Physique de Bayle,quelquefois plus de clarté , sou-vent plus de Latin , Le toujoursplus de méthode. II mourut àToulouse le iqSeptembre 1709dans la 87 e . année de ion âge,ayant rempli jusqu'à la fin deses jours les fonctions de Pro-feílèur. Les Mémoires de cetems-là nous le représententcomme un homme droit, exact,intrépide Le modeste.

BAYLE. (Pierre), que lesImpies de nos jours veulent faire

'B A Y

passer pour un Génie du pre-mier ordre , naquit au Carlat ,le 18 Novembre 1647. II em-brassa à l’age de 2 2 ans la Ré-ligion catholique qu’il abjura,17 mois après , pour rentrerdans la réligion protestante ,contre laquelle il protesta dansla fuite, comme contre tou-tes les réligions du monde. IIenseigna pendant plusieurs an-nées avec beaucoup de succèsla Philosophie à Sédan Le àRotterdam. L’on trouve dansle recueil de ses œuvres lc coursqu’il dicta à íes écoliers depuisTannée 1675 jufqu’à environTannée 1690, tempsauquel 011avoir déjà sait prelque toutesles découvertes dont nousavons rendu compte au publicdans cet ouvrage. Nous avonslû fa Physique générale & par-ticulière avec toute Tattentiondont nous avons été capables.Voici ce que Bayle y paroît.Nous défions ses plus zélés dé-fenseurs de relever notre criti-que.

i°. C’est un homme fansgoût, qui traite sérieusement& d’une maniéré fort étendueles questions les plus frivoles, Lcqui glisse fur les questions lesplus intéressantes ; qui sou-vent même les omet entière-ment. II ne finit jamais , parexemple , lorsqu’il parle de la.