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Tome premier.
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métes ne tournoient pas pério-diquement autour du Soleil ;mais quelles étoient des Satel-lites d’une même Planète , siélevée au-deílus de Saturne ,quelle est toujours invisible ànos yeux. Quelque Péripaté-ticien lui objecta que, li lesComètes font des Astres réglés,ce ne font donc plus des signesextraordinaires de la colère duCicl.Bernoulli qui,dans le fonddu cœur, faiíoit de cette ob-jection puérile tout le cas qu’el-le mérite, voulut encore avoirquelques ménagemens pour cet-te opinion populaire. Il répon-dit à rAggreíìcur que le corpsde la Comète n’est pas un signede la colère Céleste , mais quefa queue peut en être un. II au-roit mieux fait de heurter defront le préjugé , Lc de ne paslaiílêr à la postérité une répon-se aulsi mauvaise. Le secondOuvrage de Physique qu'a com-posé Bernoulli est beaucoupplus Méchaniquc dc beaucoupplus estimé que le premier; il apour titre De gravitate £tkeris.II y démontre la gravité non-feulement de l’air ordinaire ,mais encore celle d’unair beau-coup plus subtil beaucoupplus délié que celui que nousrespirons. C’est par la pression& par la pesanteur de cette es-pèce de matière subtile , qu’il

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explique d’une maniéré très-Physique la grande questionde la dureté des corps. On doitencore s’en servir pour expli-quer plusieurs autres Phénomè-nes , ceux , par exemple , quiont rapport aux Tubes capil-laires. M r . de Fontenelle racon-te que lorsque l’Académie desSciences reçut du Roi en 1699un règlement qui lui laiífoit laliberté de choisir huit Associésétrangers , aussi-tòt tous lessuffrages donnèrent une pla-ce à Bernoulli. L’Académie deBerlin fe procura le mêmeavantage en 1701. Dès Tan-née 1687 il fut élu par unconsentement unanime Profes-seur en Mathématique dansT Université de Basic. Sa hauteréputation , & le talent qu’ilavoit d’instruire d’cxpriinernettement fes pensées, attirè-rent dans cette Ville un nom-bre prodigieux d’Écoliers. Il aoccupé cette Chaire juíques àfa mort qui arriva le 16 A est1705. 11 n’avoit que 50 ans &7 mois. Ce fut une siévre lente,causée par des travaux conti-nuels , qui enleva de si bonneheure un si grand homme. Nousle répétons ; nous sommes fâ-chés qu’il ne nous soit pas per-mis de parler de fes découver-tes Géométriques ; ce n’est quedans cette Science qu’il paroît