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Tome premier.
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B O E

à celle de Londres. II mourutà Leyde le 13 Septembre 1738,âgé de 70 ans. Ses principauxOuvrages font Infiitutiones Me-dicjt ; Aphorisme de cognoscen-dis & Curandis Morbis ; metho-dus discendi Medicinam ; de vi-ribus Medicamentorum ; infii-tutiones & expérimenta Chimue.Le premier de ces Ouvrages con-tient plus de Physique , que deMédecine ; c’est un Traité com-plet de Physiologie; ausiì nousa-t’il été d’un grand secoursdans tous les articles qui ontrapport au corps humain. Envoici le précis.

i°. Boerhaave donne en abré-gé l’histoire de la Médecine de-

Homo confiât mente & co spo-re unitis.

Quorum utrumque naturâ abaltero dijsert."

Adeòque vitam , pafiione sdi-verfas habet.

Tamen ita se habent interse ,ut cogitationes mentis fingula-res determinatis corporis condi-tionibussemper jungantur 3 ù vi-cijfim.

Intérim cogitationum alix exsolâ cogitatione purâsequuntur ,aire vero tantum ex mutatâ con-ditione corporis ortuntur.

B O E 243puis le Commencement duMon-de jufqu’à son rems.

2 0 . II pose huit principes quenos Médecins , beaux esprits,devroient ne jamais oublier ;ils verroient que l’on ne peutpas être matérialiste & disciplede Boerhaave. Nous les rappor-tons avec d’autant plus de plai-sir , qu’ils contiennent la con-damnation expreste de la Mé-trie & de tous ceux qui ont lemalheur de penser comme lui.Le Latin est de Boerhaave, 8cle François de la Métrie. L’onverra que ce dernier n’a pas tou-jours soutenu les principes im-pies qu’il débite dans son hom-me machine.

L’Homme est composé decorps Sc d’ame unis ensemble.

La nature de ces deux subs-tances différé l’unc de l’autre.

Par conséquent leur vie ,leurs actions, leurs affectionsfont différentes.

Cependant elles font telle-ment unies cntr’elles, que cer-taines pensées de lame occa-sionnent toujours, Sc accom-pagnent certains mouvemensdu corps, St réciproquement.

Telle pensée est produite parPopération seule de la substan-ce qui pense ; telle autre estoccalionée par le changementde l’état du corps.