BOT
vous les verrez prendre de nou-velles forces Le íorcir de leurétat de langueur. Le manquede nourriture produiroit le mê-me effet dans les Hommes Ledans les Animaux ; Le des ali-mens bien sains Le bien prépa-rés feroient Tunique remède àce mal.
Enfin le froid , le chaud ,la gelée , la piquurc des Infec-tes , certaines blessures fontautant d’accidens extérieurs quine font presque pas moins d’im-pression fur les Plantes que fu-ies Hommes Le Ics Animaux.Je remarquerai feulement queTon raccommode la branched’un arbre à demi rompue , à-peu-près comme on raccommo-de la jambe d’un homme oucelle d’un animal. On rapprocheles deux parties de la branche ;on y fait un appareil capabled’arrêter la íéve ; celle-ci enfilefes canaux ordinaires, 6c quel-que-tems après la branche re-prend.
Sixième queftion. Quelles fontles maladies des Plantes queTon doit regarder comme incu-rables.
Résolution. La malignité dessucs Lc la vieilleílc font dansles Plantes deux sources demaladies incurables. La pre-mière déchire , Lc la secondecarie leurs fibres ; il en est deToçnc /.
BOT z<s 3même pour les Hommes Lcpour les Animaux. Les Méde-cins ont très-peu de remèdescontre la peste , Lc ils n’en ontpoint contre la vieillesse.
Corollaire Universel. Quelquedifférence qu’il y ait entre lesPlantes Marines 6c les Plantesterrestres , celles-là cependantcomme celles-ci, appartiennentà la Botanique ; auslì ne cro-yons-nous pas nous écarter denotre sujet, en rapportant cer-taines particularités tirées pourla plupart d’unc Dissertation furles Plantes Marines composéepar le célèbre Tourncfort ; onla trouve dans les Mémoiresde TA cadémie des Sciences ,année 1700 page Z7.
Toutes les Plantes Marines,dit ce grandBotamse , sc nour-rissent d’unc manière bien dif-férente de celles qui naissentfur la Terre. Tout le mondefçait que ces dernières ont desracines qui reçoivent le sucnourricier. II semble au con-traire que le fond de la Mer nefait que soutenir les premières.Elles font fortement attachéescontre les rochers. Elles nais-sent fur des cailloux très-durs,fur des Coquilles 6c fur tousles corps qui fe rencontrentau fond des eaux. La partiequi les y attache, n’en fçauroitrecevoir aucune nourriture ;
Rr