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Tome premier.
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vero Cometarum corpora } mate-ria aliquâ per xtherem univer-sum diffusa , qux condensataaliquando lucet.

Bouillaud reconnoît danslc chapitre 11 e . que les Planè-tes tirent leur principale lu-mière du Soleil. Mais il ajou-te qu’elles envoient de leur seinune lumière moins considéra-ble qui nous sert à distinguerune Planète d’avec une autre.Cum solfortissimo fit lumine prx -ditus y & omnes Plane tx mate-riâ fiolidâ confient , verijfimumefi fiolare lumen incidere in il-

los y atque repercuti ad nos .

Negare tamen nullus potefialiquo proprio lumine unum-quemque Planetam lucere, quialumen Jolis unum & idemexiflens 3 in Planetis diver-fium apparet. Saturnus enimfiubpalhdus videtur Jupiterfplendidijfimus 3 Mars ruborepersufius y Luna argentea , Ke-nus fiaveficens, Mercurius fiub-rutilus. Eos vero colores acluces a Jolis radiis folaribus in-cidentibus generari impojfibileefi ; fiub uno enim viderenturcolore : hxc vero luminum va-rietas convincit Planetas ali-quod proprium habere y quodpe-culiarem colorem poffdeat, proratione intenfionis vel remijfio-nis in fingulis.

Ces deux exemples suffi-

B O U 273roient pour prouver que Bouil-laud n’étoit pas un grand Phy-sicien. L’exemple suivant serala démonstration de cette pro-position ; il est tiré du chapi-tre iz e . du même ouvrage. IIne tient pas , je le sçais , com-me plusieurs Physiciens de sontems , que les Planètes doiventleur mouvement aux Esprits ;mais il ajoute qu’elles se le doi-vent à elles-mêmes ôc à leurpropre Forme. Confiât quodvai-de probabilius fit Planetas &extera corpora cœlefiia per pro-priam formam moveri , quamab animâ adfifiente ; cum enimformam habeant per quam sutitô exifiunt y debent etiam ab il-lâ dirigi adfinem cui nata sunt ;ad motum vero nata efi'e viden-tur ; ergo a forma propriâ ha-bent motum .

Bouillaud paroît tout autre,lorsqu’il parle en Mathémati-cien. Qu’on liscl’Ouvrage dontnous venons de critiquer quel-ques Chapitres , & dont il nenous est pas permis de fairel’Abrégé dans un Dictionnairecomme celui-ci ; l’on verra sinous avons eu tort de le regar-der comme un des plus grandsAstronomes du Siécle dernier.

BOURDELIN. Depuis laFondation de l’Académie-Ro-yale des Sciences de Paris, ily a des Physiciens de ce nom

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