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Tome premier.
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CAR

CARDAN ( Jérôme ) Méde-cin , Physicien & Mathémati-cien du i 6 z . Siécle , naquit hPavie Le zq. Septembre ijoi. S’iln’a pas été le plus Sçavant, çaété du moins l’Homme le pluslaborieux de son tems.L’on n’a,pour s’en convaincre, qu’à j es-ter les yeux fur ses Ouvragesimprimés à Lyon en 1663 en1 o volumes in-folio . L’on aísûrequ’il a eu la folle vanité de direqu’il avoit un Démon familier.Si le fait est vrai , l’on a eugrand tort de l’en croire fur faparole. Ses productions ne sup-posent rien moins que le íc-cours d’un Génie. Son Traitéde la subtilité est celui de fesOuvrages dont on ait fait lcplus de cas. Cardan comprendl'ous ce titre tout ce qui est dif-ficile à être conçu. EJl autemfubtilitas ratio quxdam quâ fen-fbilia a fenfibus , mtelligibiliaab intellecîu difficile comprehen-duntur. Cette cípéce de Physi-que est divisée en 21 livres. Lepremier est un Traité de Mé-chanique ; le second est fur lesElémens ; le troisième , fur leCiel ; le quatrième, fur la Lu-mière ; lc cinquième , fur lesMixtes ; le sixième , fur lesMétaux ; lc septième , fur lesPierres ; le huitième , fur lesPlantes ; ledixième fur

CAR 309onzième 6c lc douzième , furl’Homme ; le treizième fur lesSens ; le quatorzième , furl’Ame ; le quinzième est uneEnumération des questions queles Sçavans auroient pû ne pastraiter, Lc fur lesquelles cepen-dant ils fe font fort étendu : cen'est pas là ce que Cardan afait de plus mauvais.Le seizièmelivre est fur les Sciences ; il yloue aílèz-bien ceux qu’il en re-garde comme les Fondateurs.Lcdix-feptiéme est fur les Arts.Le dix-huitiéme est une expo-sition de plusieurs Phénomènesfrappans. Le dix-neuviéme estfur les Démons ; le vingtièmefur les Anges, Lc le vingt-unié-mc fur lc Monde Lc fur Dieu.II faut avouer que le Traité dela subtilité suppose dans sonAuteur un esprit souvent très-íubtil, orné d’un nombre pres-que infini de connoiílànccs.Mais il faut ajouter que Car-dan a vécu dans un tems où lesHommes n’étoient pas grandsPhysiciens. Son neuvième livreen est une preuve bien convain-cante. II s’y occupe à prouver sé-rieusement que la pourriture ,fansle secours des œufs,-engen-dre un très-grand nombre d’A-

nimaux. II regarde, au commen-cement de son premier livre ,ncuv.éme Lc le l’horrcur du vuide comme lales Arimaux ; le principale cauíe du mouvement.