CAS
ges, dont les principaux font ;la Pesanteur 3 h. MathématiqueUniverselle 3 & le Clavecinoculaire. M r . l’Abbé de saintPierre surpris avec raison d’en-tcndrc dire à un homme queles deux principes de l’Universfont la gravité des corps quiles fait tendre fans ccíle au re-pos , Lc faction des Esprits quirétablit fans ceíle leurs mouve-mens, caractérisa en ces ter-mes le premier des trois Ouvra-ges que nous venons de nom-mer. Le P. Caflel me paroît deces Esprits originaux qu'il eflplus a-propos d'encourager adémontrer ce qu’ils découvrent ,que de les encourager a fairede nouvelles découvertes, fl res-semble d ces Héros qui font pluscapables de conquérir un grandPuys, que de bien conserver des
Conquêtes moins étendues .
Si je fais des Critiques généra-les du livre de la pesanteur 3c'efl que je le cro is bon & parconséquent très-dighe d’êtreper-fechonné.
La Mathématique universel-le du P. Castel fut regardée àLondres comme un ouvragemerveilleux 3 extraordinaire ,excellent ; aussi la société Ro-yale de cette ville donna-t’ellecomme par acclamation uneplace d’Académicien à son Au-teur. Je ne crois pas cependant
C A S 317qu’il forme jamais aucun Ma-thématicien.
Le Clavecin oculaire est re-gardé avec raison comme lechef-d’œuvre du P. Castel. CeGénie inventeur ne prétendoitrien moins, que de causer auxspectateurs par le moyen descouleurs combinées , le mêmeplaisir que leur cause la combi-naison des sens dans le Clave-cin acoustique. II n’étoit pasaílez riche, pour réaliser un sibeau sistême. Bien des té-moins oculaires m’ont assu-ré que l’cxécution n’avoit pasrépondu à la Théorie. Peut-ê-tre le P. Castel aura-t’il unj ourla gloire du P. Kircher dela même Compagnie que lui,dont le Miroir ardent , com-posé d’unc infinité de miroirsplans inclinés les uns aux au-tres , vient d’être exécuté avecle plus grand succès par un desmeilleurs Physiciens de nosjours. Le Clavecin oculaire adéjà comme produit le Clave-cin électrique. II a plus fait ;il a donné aux Teinturiers plu-sieurs nuances dont ils ii’avoienteu juíques-là aucune idée. Je nesinirois jamais, si je voulois rap-porter toutes les vues du P.Castel. Je terminerai son élogecritique par un trait qui m’estpersonnel & qui achevera de lefaire connoître. Quelques an-