33 6 C A Tdes rayons de lumière, êt enrasiemblant ces mêmes rayonsà leur foyer, groíliílent brû-lent les objets.
Corollaire troisième. Les Pref-bites , c’est-à-dire , les gensâgés qui ont coutume de feservir de lunettes convexes ,pourroient avec le même avan-tage se servir d’un Miroir con-cave.
Corollaire quatrième. Avecun Miroir concave on ne peutpas brûler un corps qui íetrouve à une certaine distance,par exemple , à zoo pieds ;pourquoi ? Parce qu’une Sphè-re d’environ 800 pieds de dia-mètre , telle que devroit êtrecelle d’où l’on tireroit un sem-blable Miroir, n’auroit pas unecourbure assez sensible , pourrendre les rayons du Soleil con-vergeras , de parallèles qu’ilsfont.
Corollaire cinquième. On peutavec plusieurs Miroirs plansbrûler un corps éloigné de zoopieds. M r . de Buffon en a faitl’expérience. Voici ce qu’il ditdans les Mémoires de l’Aca-démie des Sciences, année 1747pages pi, pz Lee.
Mon Miroir brûlant est com-posé de 168 Glaces étamées ,de 6 pouces fur 8 pouces cha-cune , éloignées les unes desautres d’environ 4 lignes. Cha-
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cunc de ces Glaces fe peurmouvoir en tout sens Le indé-pendamment de toutes les au-tres ; Le les 4 lignes d’inter-valle qui font cntrc-ellcs, fer-vent non-feulemcnt à la libertéde ce mouvement , mais auísià laiílcr voir à celui qui opère,l’endroit où il faut conduireles images du Soleil. Au moyende cette construction, l’on peutfaire tomber lur le même pointles 168 images , Le par consé-quent , brûler à plusieurs dis-tances , comme à 10 , 30 Sejufqu’à 150 pieds , 6c à tou-tes les distances intermédiai-res ; Le en augmentant la gran-deur du Miroir , on est sûr deporter le feu à de plus gran-des distances encore, ou d’cnaugmenter, autant qu’011 vou-dra , la force ou l’activité à cespremières distances.
Par la première Expérienceque j’ai faite le z 3 Mars 1747 ,à midi , j’ai mis le feu à 66pieds de distance, à une planchede hêtre goudronnée , avec 40Glaces seulement, c’est-à-dire,avec le quart du Miroir envi-ron. Le Miroir étoit polé trèsdéfavantageufement , parcequ’il n’étoit pas encore mon-té fur son pied.
Le même jour , une heureaprès , j’ai mis le feu à uneplanche goudronnée soufrée.