z66 C H Ade la ) Médecin ordinaire duRoi tde L'Académie Françoise > ò decelle des Sciences } naquit auMans en Vannée ijpq~ 11 avoitun vrai génie pour la Physique ;Sc peut-être n’auroit-il rienavancé de faux en cette matiè-re , s’il eut vécu dans un siécleaulïï éclairé que le nôtre. Sesprincipaux ouvrages de Physi-que sont un Traité furies Ani-maux ; des pensées fur la cau-se de la lumière ; un Discoursfur les causes du débordementdu Nil ; des conjectures fur ladigestion ; un Traité fur lescouleurs des corps considérésen général,& surcelles de l’Arc-en-Ciel considéré en particulier.Cet ouvrage in f imprimé àParis en 1650 est intitulé,Nouvelles observations & con-jectures fur VIris. II n’en estpoint oìi M. de la Chambre aitmis plus de choses neuves quedans celui-ci. Après nous avoirdit qu’il y a 7 espèces de cou-leurs , le blanc , le jaune , lerouge , le verd , le bleu ,le pourpre Le le noir, il établitdepuis la page 184 jusqu’à lapage z 6 2 une vraie Analogieentre les couleurs Le le son. IIprétend que les mêmes mesu-res qui se rencontrent dans leson , se trouvent auflì dans lescouleurs ; il va plus loin ; ilassure que les causes qui ren-
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dent les sons agréables Le desagréables à l’orcille , font lesmêmes qui donnent aux cou-leurs la vertu de plaire ou dedéplaire aux yeux. Voici com-ment il procède dans cette in-génieuse discussion.
i". M. de la Chambre aver-tit qu’Aristote lui a donné lespremières idées de l’Analogiequ’il va établir entre les cou-leurs Sc le son. II rapporte ceque dit le Prince des Philoso-phes au chapitre 3 du livre in-titulé de sensu & sensili. II ya des couleurs qui ont rapportles unes aux autres en des nom-bres qui font entre eux comme zd 3, & comme 3 a 4, & autres sem-blables , de méme que les sons ;& que les plus belles & les plusagréables font dans les mêmesproportions que les plus par-faites Harmonies ; & comme ily a fort peu dé harmonies , il Jetrouve aussi fort peu de couleursagréables.
2°. Notre Auteur remarqueque les objets des sens ont deuxextrémités , l’une positive quicontient comme la plénitudede l’Etre sensible, l’autrepriva-tive qui est comme le non-Etre. La lumière Sc les ténè-bres , le son véhément Sc lesilence occupent ces deux ex-trémités à l’égard de la vue Sc
de fouie. Mais comme la pre-mière