43 0 C O Prépondent que les corps gravestombent en effet íur la Terrepar une ligne réellement cour-be ; cette ligne cependant nousparoît droite, parcc que le mou-vement horizontal que le corpsgrave reçoit de la Terre ôc quilui est commun avec nous , doitnous être insensible. Qu onlaiiíè tomber, disent-ils ^un bou-let de canon du haut du mâtd’un vaistcau qui vogue sur lamer à pleines voiles ; ce bou-let tombera évidemment auxpieds du mât,après avoir dé-crit une ligne réellement cour-be , comme ne manquent pas dele remarquer tous ceux qui setrouvent íur le rivage ; cetteligne cependant aura paru droi-te à tous ceux qui se feront trou-vé dans le vaisteau. lien est demême pour les habitans de laTerre qui voient tomber uncorps grave ; la parité me pa-roît parfaite , Lc je ne vois pasce que l'on peut y répondre.
Leur opposc-t-on 3 0 . qu’uneboule jettée de l’Occidcnt versl’Orient devroit , en vertu dumouvement de la Terre, par-courir un plus grand espace ,que la même boule jettée avecla même force de l'Orient àl’Occident ; les Copcrniciensfont remarquer pour toute ré-
f ioníe que le mouvement dea Terre doit être compté pour
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rien , parcc qu’il est commun& à la boule tk. à celui qui lajette.
Leur opposc-t-on 4". que lesmêmes Ltoilcs devroient nousparoître tantôt plus , tantôtmoins grandes, parcc que danscette hipothéíc nous en tom-mes tantôt moins , tantôt pluséloignés , non pas íeulementde quelques lieues , mais de 6omillions de lieues. Une pareilledifficulté n’embarraste pas lesCoperniciens ; ils avouentqu’une distance de 6 o millionsde lieues n’est rien comparée àla distance presque infinie quise trouve entre îa Terre &L lesÉtoiles fixes.
Leur oppose-t’on 5 0 . que l’É-toile polaire devroit nous paroî-tre tantôt plus , tantôt moinsélevée fur l’horilon , lors mêmeque nous ne quittons pas la villeque nous habitons , parcc que,participant au mouvement de laterre , nous nous approchonsLe nous nous éloignons succes-sivement de l’Étoile polaire. LesCoperniciens , pour nous fairelentir le peu de íolidité de cettedifficulté , nous invitent à jet—ter les yeux fur la Fig .f e . de laPI. 3 e .; ils nous font remarquerque la Terre te meut dans sonorbite en conservant sensible-ment le parallélisme de son axe ;
les rayons visuels que nous jet-ions
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