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petite peau, 6c l’auroit cachée,à mesure que le trou se seroitrempli.
1 roi fié me Expérience. Cas-sez la coquille d’un Limaçon,en diminuant le nombre de sestours , par exemple ; réduisezà trois tours la coquille d’ungros Limaçon de Jardin. Pre-nez une pellicule semblable àcelle dont nous avons parlédans l’expérience précédente.Faites entrer une des extrémi-tés de cette pellicule entre lecorps du Limaçon 6c la coquil-le, à la luriace intérieure de laquelle vous la collerez. Repliezl’autre extrémité fur la surfaceextérieure de la même coquille.L’accroistcment se fera de tellesorte , que la pellicule , sanschanger de place , sc trouveraentre la nouvelle 6c l’ancicnnecoquille.
Explication. Cette expérien-ce prouve encore mieux que laprécédente, que la coquille netravaille pas elle-même à se ré-tablir. Si cela n’étoit pas ain-si; ou la coquille Rallongeantauroit porté la pellicule plusloin, ou la pellicule ainsi col-lée auroit empêché tout accrois-sement. Mais la coquille a cru,6c la pellicule est restée à laplace où on savoir mise; doncl'a coquille ne travail le pas ellc-même à se rétablir.
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Quatrième expérience. Cassezà un Limaçon quelque portionde sa coquille , il la raccom-modera ; mais la piéce ferapour l’ordinaire d’une couleurdifférente du reste.
Explication. Différentes cau-ses peuvent concourir à cet ef-fet. La qualité des nourritures,la bonne ou la mauvaise santédel’Animal, l’inégalité de sontempérament selon les âges, lesaltérations qui peuvent arriveraux différons cribles de fa peau ,6c mille autres accidens de cetteespèce peuvent tantôt changer ,tantôt affoiblir certaines tein-tes, ôediversifier le tout à l’infini.M r . de Rcaumur nous assure queces expériences lui ont réuísi ,lorsqu’il les a faites fur des Li-maçons aquatiques , tant de ri-vière que de mer, fur diver-íes espèces de coquilles à deuxpièces, comme Moules, Palour-des , Pétoncles 6cc. II a renfer-mé ces coquillages dans depetites cuves qu’il a fait enfon-cer dans la mer ou dans la ri-vière, après les avoir percées deplusieurs trous.
Corrollaire premier. Les co-quilles ne croistent pas par vé-gétation. En effet un corps croîtpar végétation , lorsque les nou-velles parties qui lui survien-nent , ne Rattachent aux an-ciennes , qu’après avoir passé