DAN
Troisième Conséquence. Lescorps lublunaires ne doiventplus tendre au centre de laTerre , parce que cette ten-dance nc leur vcnoit que duTourbillon terrestre.
Quatrième Conséquence. Parla même rai t on la Mer nedoit plus avoir de flux êc dereflux.
Conclusion. Le íistême deDescartes est insoutenable, siquelqu’une de ces conséquen-ces est faufle ; mais elles lonttoutes fauilês ; donc le sistê-me de Deícartes est insoute-nable.
La cinquième & la dernierepartie de l’ouvrage du P. Da-niel est une réfutation très vi-ve Sc très solide de l’opinionde Deícartes sur la nature desBêtes. L’on y, prouve contrece Philosophe les 5 proposi-tions suivantes.
Première Proposition. 11 nefe paste rien en nous qui puiílenous convaincre, Sc mêmenous faire penser que les mou-vemens des Bêtes qui répon-dent à nos mouvemens volon-taires , fe faste n t par la feuledisposition de la machine.
Seconde Proposition. Nousavons en nous de quoi nouspersuader positivement que lesmouvemens dont il s’agit, nefe font point dans les Bêtes
DAN 497par la feule disposition de laMachine.
Troiséme Proposition. Ce quise pastè dans l’cxtérieur desBêtes doit nous faire pensertout le contraire de ce q Ren-seignent les Cartésiens.
Quatrième Propostion. Ja-mais les Cartésiens n’ont tou-ché au point estèntiel de ladifficulté en cette matière.
Cinquième Proposition. LesCartésiens ne raisonnent pointdu tout conséquemment encette matière.
La maniéré dont le P. Da-niel prouve ces 5 propositions ,lui donne lieu de conclure queles Bêtes ne font pas de pu-res machines. Nous n’entre-rons pas ici dans le détail despreuves qu’il apporte ; nouscroyons avoir démontré cettevérité dans l’article de ce Dic-tionnaire qui commence parle mot Animaux. Nous pen-sons avec lui que les Bêtes ontune ame qui n’est ni esprit nimatière. Cet Etre mitoyen en-tre les deux , n’est capable nide raisonnement ni de pen-sée ; mais feulement de per-ception Sc de sensation. LesCartésiens fans doute ne nousnieront pas la A possibilité decette eípéce d’Etre , eux quipensent que Dieu est asterpuissant , pour faire qu’un