DÉS
un Ouvrage d’où nous avonstiré la plupart des matériauxfur lelquels nous avons com-posé ce Dictionnaire , nous necroyons pas qu’il soit néceílaircd’en faire ici l’abrégé. Nousnous contenterons de dire quele Docteur Défagulicrs s’y dé-clare Disciple de Newton. II yparle cependant aíléz bien deDcfcartcs. ( Lorsque le RomanPhiloíophique de Deícartcs ,dit-il au commencement de saPréface , eut renversé la Phy-sique d 'Arïflote^ par l’élégancede son ítile 6c par l’Explicationplausible des Phénomènes dela nature , on ne tira pas grandavantage de ce changement.Une nouvelle Secte de Philo-sophes prit la place de quelquesPédans qui cachoicnt leur igno-rance lous des termes pompeux6c fous des expressions barba-res. Mais ces Philosophes in-dolens s’attachercnt à un genrede Philosophie qui ne deman-de aucune connoiíîance desMathématiques ; 6c s’appuyantfur quelques Principes dont ilsn’examin oient pas la réalité ôcqui ne pouvoient pas s’accor-der ensemble , ils fe flattoientd’être en état d’expliquer mé-chaniquement toutes les appa-rences par le seul mouvementdes particules de la Matière.Ils allcrent si loin , qu’ils pré-
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tendirent expliquer des Phéno-mènes que peut-être Dcfcartcsn’auroit pas crû lui-même pou-voir expliquer ; car fa Physiquen’auroit pas été à Tépreuvc desMathématiques qu’il connoif-íoit parfaitement. ) Les Carté-siens de nos jours ne méritentpas un pareil reproche. Plu-sieurs d’entre-cux, ont présen-té le Cartésianisme avec un ap-pareil de Géométrie 6c d’Al-gèbre capable d’en imposer àdes Personnes qui ne feroientpas íur leurs gardes. On trouvedans leurs Ouvrages des cho-ses presque aulsi fçavantcs quecelles que Défagulicrs a milesdans les Notes qui terminentchacune de fes leçons. Les Car-tésiens ont même pour l’ordi-naire plus de méthode & plusde clarté que le Docteur An-glois , qui dans fa Physique neparticipe que trop aux défautsde fa Nation.
DESCARTES. C’est princi-palement à Dcfcartcs que laPhysique doit , je ne dis pas ,fa renaiílance, mais presque fespremiers commcncemens; peut-être fans le secours de ce rare Gé-nie ferions-nous encore ense-velis dans les épaiíles ténèbresde l’ancien Péripatétifmc ; aulsis’attend-on à trouver dans unouvrage comme celui - ci lesprincipales circonstances de la