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les articles où l’on explique lanature de ces sortes de courbes.
DIANE. II l'eroit honteuxà un Physicien d’ignorcr com-ment se fait l’arbre de Dia-ne. Prenez , dit M. Lemery ,une once d’argent ; faites-ladiíloudre dans 2 ou 3 oncesd’eíprit de nître ; mettez éva-porer votre dissolution au feude fable, jufqu’à consomptiond’environ la moitié de l’humi-dité ; versez ce qui resteradans un matras où vous aurezmis 10 onces d’eau communebien claire ; ajoutez y 2 on-ces de vif argent ; poíez votrematras fur un petit rondeau depaille, 8 c laiílcz-le en repos40 jours ; vous verrez pendantce tems là qu’il se formera uneespèce d’arbre avec des bran-ches 8 c de petites boules aubout, qui en représenteront lesfruits. M r . Lemery attribue cet-te cristallisation chymique àl’efprit de nître qui, cherchantà s’étendre , fait prendre di-verses figures à l’argent 8 c aumercure avec lequel il s’est in-corporé.
M r . Homberg fait un arbrede Diane, non pas en 40 jourscommeM r . Lemery, mais dansun quart d’heure. Voici com-ment il procède. Prenez , dit-H , 4 gros d’argent fin en li-mailles : faites-en un amalga-
D I A jiime à froid avec deux gros demercure : dissolvez cet amal-game dans 4 onces d’eau forte :versez cette dillolution dans3 demi septiers d’eau commu-ne : battcz-lcs un peu ensem-ble pour les mêler, 8 c gardez-les dans une phiolc bien bou-chée. Qand vous voudrez vousen servir , prcnez-cn une onceou environ, 8 c mcttcz-la dansune petite phiole: mettez dansla même phiole la groíîèurd’un petit pois d’amaigame or-dinaire d’or ou d’argent , quisoit maniable comme du beur-re , 8 c laistez la phiole en re-pos 2 ou 3 minutes de temps ;vous verrez sortir aussitôt aprèsde petits filamens perpendicu-laires de la petite boule d’a-malgame , qui augmenterontà vue d’œil, jetteront des bran-ches à côté , 8 c sc formeronten petits arbrificaux. La peti-te boule d’amalgamc se durci-ra 8 c deviendra d’un blanc ter-ne ; mais le petit arbristèauaura une véritable couleur d’ar-gent luisant. Toute cette végé-
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tations’achévcra dans un quartd’heure. L’eau qui aura lerviune fois , ne pourra pas 1er-vir d’avantage. U est évidentque l’eau forte fait dans cetteseconde opération ce que l’cí-prit de nître a fait dans lapremière.