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Tome premier.
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dont nous parlons assure donc que la dureté vient des particulesauxquelles le Créateur ne communiqua aucun mouvement ,lorsqu’il tira ce monde du Néant. Voici comment M r . Le Mon-nier propose cette hypothèse. Pofiquhm Deus , in prima rerumgeneji , totam materne molem diflribuit in panes cujufcumque fi-gura 3 ut fupposuit Cartejius ; quibufdam vim fuam motricemapplicuit , a lu s autem non applicuit. Hinc quia panes _> quibusvis motrix fuerat applicata , transferri non potuerunt , quin fie-cum raperent moleculas 3 quibus motus non fuerat applicatus ,ide'o duplicis generis diflinguendjisunt matent partes 3 alia ficili-cet motu primario 3 alut motu secundario rapu 3 ita ut fi hœ de-fierantur a partibus motu primario donatis 3 eo ipfio definunt trans-ferri. His fuppofitis 3 vult hic Author 3 duritiem corporum oriria partibus motu secundario raptis ; ex eo quod 3 ob figurarum fua-rum irregularitatem 3 fibi invicem adhœ restant 3 nec relinquant interfe partes primario motu raptas 3 a quibus folis potefi oriripartiumcohxrentium feparatio.

DUVERNEY ( Guichard-Joseph ) naquit a Feurs en Fore ^le f Aoufi iéqS 3 de Jacques Duverney 3 Médecin de la mémeVille , & d’Antoinette Pittre. L’éloge de ce grand Anatomisteva terminer le premier Volume de cet ouvrage ; il ne sera quel’abrégé de celui que fit M r . de Fontenelle, à la mort de cetillustre Académicien. M. Duverney, après avoir étudié en Mé-decine à Avignon pendant 5 ans , fe rendit à Paris en Tannée1667. II s’y fit bientôt connoître par une Anatomie qu’il fitdu cerveau en présence de Messieurs Bourdclot & Denis. IIeut dans la fuite Thonneur de faire , en qualité d’Académi-cien , les démonstrations Anatomiqucs à Monseigneur le Dau-phin , Ayeul de Louis le bien Aimé. Ce prince environné deM r . le Duc de Montausicr, de M r . TEvêque de Mcaux, de M r .Huet & de M r . de Cordcmoi, y prenoit tant de plaisir, qu’iloffrit quelquefois de ne point aller à la chaste , íì on vouloitcontinuer ces démonstrations d’abord après Ion dîner. M r . deFontenelle n’a pas manqué de nous faire remarquer que M r .Duverney parloir fur ces matières avec toute la grâce 6e toutel’éloquence possible. Cette éloquence, dit-il , n’étoit pas seule-ment de la clarté, de la justesse, de Tordre , toutes les perfec-tions froides que demandent les sujets dogmatiques ; c’étoit