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ELECTRICITE. II étoit ré-servé à notre siécle de produi-re , par le moyen de la Alachi-ne électrique, les phénomènesles plus íurprenans. Depuis en-viron 50 ans les plus grandsPhysiciens se son c occupés à enchercher les causes. Les uns, ti-rnides&i pusillanimes,ont avouéqu’on ne pouvoir rien pronon-cer lur une matière aulìì obscu-re ; les autres, hardis Le pré-somptueux,ont propoíé des sys-tèmes clans les formes, & ontvoulu assujettir tous les Physi-ciens à leur manière de penser ;quelques-uns enfin,plus lages Leplus retenus, n’ont donné leursdécouvertes cn ce genre, quecomme de pures conjectures.M . l’Abbé Nollet à qui sesseuls ouvrages fur l’élcctricitéauroient assuré l’immortalité ,a suivi l’exemple de ces der-niers : je n’ai rien vû de meil-leur , que ce qu’il a composélur cette matière ; aussi nousa-t’il servi de guide dans uneroute encore si peu frayée. En-trons en matière, Lc commen-çons par la description de la Ma-chine électrique , fìg. 13.pi. 1.
L.i Machine électrique doitêtre composée i°. d’un globe deverre G, dont le diamètre ait en-viron un pied,Lc dontl’épailseursoit d’unc ligne demie aumoins; 2 0 . d’un tour T êc duneTome II.
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roue R , de trois à quatre piedsde diamètre, qui corrtmuniqueavec le globe G par le moyend’unecorde,& qui cn tournantlui imprime un mouvement derotation ; 3 0 . d’un coussinet cou-vert de peau qui frotte le globe,lorsqu’il est en mouvement ; ilvaut encore mieux le frotteravec la main nue M , pourvuqu'elle soit bien sèche; 4°. d’unebarre de fer , ou d’un tube defer-blanc AB, appuyant sur desrubans , ou suspendu par le mo-yen de quelques cordons de loyeD E, F H ; la barre de fer , cu letube de fer blanc doit communi-quer avcc lé globe de verre par lemoyen d’un peu de clinquant C,ou d’une petite frange de métalqui s’avancc d’un pouce , Le quipuisìè toucher impunément surìa superficie du verre ; 5 0 . d’ungâteau de résine cu de poix quiait 7 à 8 pouces d’épaillcur , ôcqui soit aílez large pour appu-yer commodément les pieds déía personne qui doit y monterdessus. Telle est la Machine parle moyen de laquelle nous fai-sons les expériences les plus sur-prenantes. Avant que de les pro-poser , voici quelques notionscommunes à presque tous lessystèmes.
1 °. Un corps actuellementélectrique est un corps que l’onamis en état d’attireròc de re-
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