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ACHINE. Tout instru-ment propre à produiredu mouvement, s’appelle Ma-chine. Voyez la Méchanique.
M AGN AN. Cherche\ MER-SENNE.
MALEBRANCHE ( Nicolas)Le plus grand Homme qu'ait eula Congrégation de V Oratoirenaquit a Paris , le 6 Août 1638.Quoiqu’il se soit adonné sur-tout à la Théologie & à laMétaphysique , Sc quoiqu’ilait pénétré dans cette dernièreScience , peut-être aussi avantque puisse le faire un espritcréé, le P. Malebranche cepen-dant a a fiez écrit en Physique ,pour nous le faire regardercomme un des plus grands Phy-siciens de son tems. Ce fut cettedernière qualité qui en 1699lui mérita une place d’Hono-raire à l’Académie-Royale desSciences. M. de Fontenellenous raconte par quelle aven-ture le P. Malebranche s’adon-na à la Physique. Un jour ,dit-il , comme il palsoit par larue St. Jacques à Paris , unLibraire lui présenta le Traitéde l’Homme de Descartes ; ilavoit 16 ans, Lc il ne connois-
foit Descartes que de nom ,ou par "quelques objections deses Cayers de Philosophie. IIlut ce Livre avec une espècede fureur. II entrevit une Scien-ce dont il n’avoit point d’idéc.II sentit qu’elle lui convenoit.II fit plus. II connut les dé-fauts du Si sterne Cartésien , ècil crut les avoir corrigé enmétamorphosant les globulesdurs de Descartes en dc petitsTourbillons qui tournent enmême-tems autour d’un centreparticulier & d’un centre com-mun : ce n’est dans le fondqu’un nouvel Episode dont ila embelli un roman très in-génieux. Nous en avons renducompte dans l’article des Tour-billons composés. 11 n’en est pasainsi de son fameux Ouvrageintitulé la Recherche de la vé-rité. On doit le regarder com-me un Livre non-seulement ca-pable d’immortaliser son Au-teur , mais le Siécle même quil’a vû paroître. II a été traduiten trop de langues , & il estentre les mains de trop de per-sonnes , pour qu’il soit néces-saire d’cn donner ici l’abrégé.Ce sont là de ces Livres qu’o n