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Nollct en a fait une à peu-prèssemblable sur de la graine demoutarde. Une égale quantitélcméc dans deux vases de Métalégaux , pleins de la même ter-re , expoíés au même Soleil, Scdont l’un étoit électrifé 5,6,à 7 heures par jour, avoir vé-gété d’une maniéré fort diffé-rente. La graine électrifée avoitlevé plus vîte, Sc avoit faitconstamment plus de progrès ;enforte que le huitième jourelle avoit pouffé des tiges de15 à 1 6 lignes de hauteur ,tandis que les plus longues ti-ges de la semence non électri-íée qui avoit germé , n’excé-doient pas 3 ou 4 lignes.
Je terminerai cette espèce derecueil d’expériences par un faitdes plus extraordinaires , qui amérité l’attention de M. l’Ab-bé Nollct, Sc celle de l’Acadé-mie des Sciences à qui ce Physi-cien a cru devoir en faire part.Le voici.
Le 6 Juillet 1754, au Sémi-naire du Bourg S. Andéol ,dans un tems très-ferein , leProtesteur de Physique s’amu-foit leul dans fa chambre aupremier étage , située au cou-chant, à frotter dans fes mains ,à 9 heures du Soir , un TubeElectrique de 4 pieds de longfur un peu plus d’un pouce dediamètre, fermé des deux boutsTome II.
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de bouchons de Liège épéron-nés d’un fil de fer. Le hazardfit que dans le même instantun Séminariste logé au secondétage, après s’être lavé les piedsdans une cuvette, en jetta l’eaufur des caisics de Basilics qu’iiavoit lur fa fenêtre. II fut fortétonné de voir une de fes cail-les couvertes de vers luifans( C’cst ainsi qu’il appclloit desbluettesde feu qui couvroientfa caille. ) Ce Séminariste ra-conta le lendemain ce qu’il avoitvu à un de les Collègues quifçavoit que le Profdlèur avoitalors électriíé Ion T ube,Sc qu’ilen avoit tiré des Binettes très-fortes Sc très-vives. Ce jeunehomme, déjà très au lait del’Êlectricité , soutint contrel’avis de son Profestèur , queles vers luifans dont on lui par-loit, n’étoient que des Blucttcsexcitées par la chiite de l’eaufur une caillé électriíée par leTube qu’on frottoit alors aupremier étage. II demandaqu’on refit l’expérience; il l’ob-tint ; Sc il fe chargea d’arroferles cailles, tandisque le Profes-seur frotteroit le tube, commeil l’avoit fait 1 jours aupava-vant. Les blucttcs parurentcomme la première fois. On réi-téra l’expérience pendant plu-sieurs jours , Sc l’on eut cons-tamment le même Phéno-
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