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Tome second.
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nois dc ne laiíïèr aucun corpsintermédiaire qui pût trans-porter la matière électrique quiémanoit du verre frotté ; maisdans votre observation le tubeélectrique 6c la caillé électriíéefont beaucoup plus loin l’undc l’autre , 6c c’est un Phéno-mène remarquable par cette dif-férence. ) M.l’AbbéNollet faitensuite au P. Cauvat ( c’cst leJésuite de qui je tiens cetteHistoire ) plusieurs questionsanalogues au Phénomène dontil s’agit. Les deux principalesfont celles-ci. Je voudrois quevous puisiez vous souvenir aujuste ou à-peu-près, i °. de com-bien le bout du tube étoit dis-tant dc la caillé ; 2". st l'cauqu’on verfoit lut la caillé, aprèsavoir traversé la terre 6c lebois , ne couloit point le longdu mur ; car vous fçavez com-bien l’Êlectricité le communi-que ailément par les Corpsmouillés. Si cela étoit, le faitlé réduiroit à avoir porté l’E-lectricité du tube jusqu à lacaillé par la contiguité des par-ties d’eau, répandues le long dela muraille.

Le P. Cauvat répondit à lapremière question de M. l’AbbéNo.llet, que du pavé de la cham-bre où l’on élcctrifoit,au plan-cher supérieur il y a i 2 piedsde distance ; que ce plancher

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est carrelé ; qu’il a environ 4pouces d’épaiíléur ; 6c que dubas de ce plancher à la fenê-tre ou étoiènt les caillés, il yâ 2 pieds -j- de hauteur. 11ajoute qu’il ne pouvoit y avoircommunication entre les deuxchambres, que par un petit es-pace décarrelé qui lé trouvoità la chambre supérieure, 6c quiétoit peu éloigné de l’endroitoù l'on dirigeoit lc tube.

Pour satisfaire à la secondequestion de M. l’Abbé Nollet 'lc P. Cauvat répondit d’abordqu’on arrofòit abondammenttous les jours cette caillé; maisqu’il ne lé rappelloit pas d’enavoir jamais vû couler l’eaudans le tems de l’expérience.II ajouta que l’eau que le Sé-minariste répandoit tous lessoirs en fe lavant les pieds, ren-doit humide la chambre supé-rieure.

M. l’Abbé Nollet apprit avecbeaucoup de plaisir tout ce dé-tail , comme il lc témoignedans une seconde lettre au mê-me Jésuite. ( J’ai reçu , MonRévérend Pere , avec bien dcla reconnoiílance les éclaircií-femens que vous avez b;çn vou-lu me fournir touchant le Phé-nomène électrique. J’cn ai faitpart à l'Académie qui en a ététrès-fatisfaite. II lui a paru ainsiqu’à moi, que l’Elcctricité cx-

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