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F ABRI ( Honoré )nlquit enl’année 1607 a Vineux^pe-tite Veille du Diocèse de Bellay ,d'une Famille très - dijlinguéedans le Pays. II entra au Novi-ciat des Jésuites à Avignon le28 Octobre de Tannée 1 616.Les succès qu’il eut dans TétudedesBclles-Lettres ,lui servirentà présenter les matières les plusabstraites de la Philosophie ,des Mathématiques 6c de laThéologie avec toute la clarté6c toute Télégance que Ton netrouve que dans les meilleursAuteurs latins. II comprit,com-me Descartes , dont il étoitcontemporain , qu’une Physi-que lans Géométrie étoit uncorps fans ame ; auih la plupartde les ouvrages í'ont-ils Phylì-co Mathématiques. Le plus es-timé de tous , c’eít une Philo-lophie en 7 volumes in 4 0 ,dont 6 appartiennent à la Phy-llque. C’eít dans son traité deThomm cépage 204,qu’il prou-ve avoir enseigné la circula-tion du sang, avant que le li-vre de Guillaume Harvey eûtpu tomber entre ses mains. IIen est des ouvrages de Fabri ,comme de ceux de Descartes jTome II,
je ne conseillerois pas à unCommençant de les lire ,• maisun Fhyíìcien y trouvera unfond de richesses inépuisable.Ce grand homme mourut àRome, le 9 Mars 1688, à l’ágede 8 1 ans , dans une Compag-nie qui le regardera toujourscomme un des plus beaux gé-nies qu’elle ait nourri dans Ionsein. Pour donner une idée dumérite du P. Fabri , nous al-lons faire Tabrégé de ce qu’ildit fur la circulation, 6c fur lescauses de la circulation dusang , dans un temps où Tonregardoit ce mouvement com-me fabuleux. Nous aurons enmême tems occasion d’exami-ner s’il a eu raison d’avancerqu’il n’avoit rien pris dansTouvrage d’Harvey. Tous lesendroits que nous allons ci-ter , font tirés des proposi-tions 2 & 3 du premier Li-vre fur l’hommc.
Le P. Fabri après avoir faitTAnatomie du cœur de l’hom-mc , avec toute la clarté 6ctoute Texaclitude possible , dé-montre la circulation du sangen cette maniéré : Hié pofitis ysanguinis circuitio demonflrari