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Tome second.
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1X4 F L U& s’abaistent deux fois d’unemaniéré très-sensible. C’est cetteélévation òc cet abaissementréciproque que l’on a coutumede nommer flux &C reflux dela mer ; le premier Phénomènea le nom de flux , Sc le secondcelui de reflux. L’on prétendqu’Aristotc confus de ne pou-voir pas découvrir la causePhysique d’un mouvement si ex-traordinaire , fe précipita dansce bras de la Méditerranéesitué entre l’Achaie òc l’Iíle deNégrepont, que l’on nommeYEuripe. New ton n’a pas eu lamême tentation à combattre ; ila trouvé dans ses principes l’ex-plication la plus naturelle d’unPhénomène que bien des gensregardent encore aujourd’huicomme inexplicable. Pourmieux entrer dans l’idée de cegrand homme, l’on fera biende jetter un coup d’œil non-seulement sur les articles de ceDictionnaire., qui commencentpar Attraction , Sphère , Lune ,Copernic , mais encore fur quel-ques cartes où soient marquéesles côtes de la Méditerranée ,& les principales Côtes de l’O-céan. Ces connoissances me pa-rodient nécessaires pour entrerfans peine dans le fyftême deNewton ; le voici en peu demots. Ce Philosophe aprèsavoir supposé avec Copernic

F L U

que la Terre se meut d’Occidenten Orient dans l’espacede 24heures fur son axe, Òt dans l’es-pace d’une année dans l’éclipti-que ; après avoir encore sup-posé que la Lune se meut pé-riodiquement chaque moisdans une orbite qui nes’écartepas beaucoup du plan de l’é-cliptique; ce Philosophe, dis-je,attribue à l’attraction que le So-leil &c la Lune exercent fur leseauxdel’Océan tous les Phéno-mènes du flux &c du reflux. IIavoue d’abord que ces eaux fontbeaucoup plus attirées par laTerre , que par le Soleil &c parla Lune ; mais il ajoute que,puiíqu’il régne parmi tous lescorps de l’univers une attrac-tion mutuelle en raison directedes malles &L en raison inversedes quarrés des distances, fac-tion de ces deux astres ne doitpas être comptée pour rien; elledoit être même d’autant plussensible, que ces deux Astresfont moins éloignés ste nous &cplus perpendiculaires lur l’O-céan. C’est cependant la Luneque Newton regarde en toutceci comme le principal agent ;& lorsque les eaux montent de1 2 pieds au milieu de l’Océan ,il a calculé que le Soleil ne lesélevoit qu’à deux pieds &C unquart , tandis que la Lune lesélevoit à 9 pieds &. 3 quarts*