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Tome second.
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rrr F L Utitude est de51 degrés, 2 mi-nutes, 4 secondes, est plus éloig-née de l’endroit ou arrivent levrai flux dc le vrai reflux , queSt. Malo dont la latitude n’estque de 48 dégrés , 3 8 minutes&C 5 9 secondes.

Leur oppose - t’on 3 0 . quepuisque dans l’endroit du vraiflux du vrai reflux , le Soleil& la Lune n’élevent les eaux del’Océan qu’à 1 2 pieds , ces mê-mes eaux ne dcvroient paspendant le flux s’élever à Brestà 60 pieds , à St. Malo à 80pieds j & à Bristol à plus de100 pieds.

M 1 . Euler qui répond très-solidement à cette difficulté ,remarque que si les i 2 pieds quele Soleil ôí la Lune élèvent fousla zone torride, parvenoientjusqu’à nos côtes dans le temsdu vrai reflux , toutes nos villesmaritimes en íeroient submer-gées. A Brest , à St. Malo , &Ca Bristol , l’Océan est très-reí-serré ? il faut donc que les eauxgagnent en hauteur ce quellesperdent en largeur, ôt en éten-due.

Leur oppose-t’on 4 0 que fl laLune élevoit les eaux de laMer , elle devroit élever lespailles , le fable , les pierresqui se trouvent sur la surfacede la Terre ; puisque ces disté-rens çorps ont beaucoup moins

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de substance que les eaux de 10-céan.

Un peu d’attention , répon-dent les Newtoniens , à la diffé-rence qu’il y a entre un toutsolide & un tout liquide , em-pêchera toujours de proposerune pareille objection commeinsoluble. Les eaux de la Mer,quoiqu’élevées à 1 2 pieds,con-tinuent à faire partie de la Ter-re ; ce qui n arriveroit pas àune pierre détachée de la sur-face de notre Globe & suspen-due en l’air par Faction de laLune. Si une pierre ai n fl sus-pendue ne fait plus partie dela Terre , elle doit être pres-que infiniment plus attirée parla Terre , que par la Lune ,puiíqu’elle n’est qu’à environ1500 lieues du centre de laTerre, &L qu’elle est à environcent mille lieues du centre dela Lune, cinquante fois moinsgroílè que la Terre ; si cettepierre ainsi suspendue est pres-que infiniment plus attirée parla Terre, que par la Lune, jene puis jamais me représenterla Lune comme détachant unepierre de la Terre dc la tenantsuspendue en l’air.

Concluons de-là qu’il n’y apas attraction mutuelle sen-sible entre la Lune & un corpsplacé fur la íurface de la Terre,mais entre la Lune êi. la Terre.