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deux bassins qui font exacte-ment fermés Sc qui communi-quent ensemble par un tuyaude 3 à 4pieds de hauteur. L’onremplit d’abord prcsqu’entiére-ment de vin lc bassin supérieurde la fontaine ; l’on met en-suite de l’eau dans le bassin in-férieur ; cette eau chaste l’airde ce dernier bassin Sc l’obligeà monter par le canal de com-munication dans le bassin supé-rieur. Ce nouvel air gravite surla sursácc du vin Sc le fait sor-tir en forme de jet ; voilà sansdoute pourquoi les PhysiciensCharlatans désinistent la fon-taine de Héron , une fontainequi donne du vin , lorsqu’onlui donne de l’eau.
FONTENELLE. En 1657naquit a Rouen d’un Avocat auParlement & d’une Sœur desCorneilles , Bernard le Bovierde Fbntenelle. Ce grand hommequ’on regarde avec raiíon com-me le plus bel esprit du siéclede Louis XIV , avoit un génieuniversel ; un esprit clair dansles questions même les plussubtiles Sc les plus Métaphysi-ques ; une imagination en-jouée ; un stile toujours élé-gant , quelquefois précieux ;un caractère aimable ; desmœurs décentes Sc un com-merce très-agréablc. Toutes cesqualités paroiflent, non-seule-
F O N i 4Iment dans ses Ouvrages deLittérature , mais encore dansses Ecrits Physico-Mathémati-ques, fans en excepter le Trai-té de l 'infini que l’Académiedes Sciences fit imprimer enun volume in-4 . 0 ., pour servirde suite au Mémoire de 1725.Cet honneur étoit bien dû àcelui qui, pendant 40 ans, aexercé avec tout l’éclat possiblel’emploi de Sécretaire perpétuelde cette Académie, S c qui pen-dant tout ce tcms-là a mis àla portée de tout le monde cequ’il y a de plus abstrait Scde plus sçavant dans les Mé-moires de cette célébré Com-pagnie. Son espèce de Romanfur Ta pluralité des Mondes ,sera toujours regardé par lesvrais con n oi fleurs comme unOuvrage aussi profond Lc aussisçavant , qu’il est agréable £cingénieux. Dans le premier en-tretien qu’il a avec la Mar-quise de G * * * , il réfute lesSystèmes de Ptolomée 5c deTycho-Brahé , Lc il prouve lasolidité de celui de Copernic.II auroit dû faire remarquerque ce si sterne, aussi ancien quePythagore , n’a pas^cu pourinventeur un Physicien Alle-mand. Le second entretien estdestiné à expliquer les disterensmouvemens de la Lune, ses ta-*ches, la manière donc elle s'é"