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de ces derniers Astres en ha-bile Cartésien , c’est-à-dire ,d’une manière très spirituelle 8ctrès-peu Méchanique. Ce n’estpas-là le seul Ouvrage où Fon-tenelle affiche le Cartésianisme.II fit imprimer quelques an-nées avant fa mort fa théorie desTourbillons. II joue dans cetteBrochure le rôle d’un grandAvocat qui entreprend la défen-se d’une cause que tous sesconfrères regardent commeperdue , ou celui d’un habileMédecin qui tente de rendre lasanté à un malade désespéré detour le Monde. A peine cettethéorie parut-elle , que le P.Bcraud Jésuite , Profeflèur deMathématique au Collège deLyon, la réfuta , en donnant àson Auteur tous les éloges qu’ilméritoit. Cette réfutation dontil avoir fait la lecture dans uneAsiemblée de la Société-Royalede Lyon , parvint, encore ma-nuscrite , jusqu a M r . de Fon-tenelle. II la lut avec plaisir ,ôe il la fit imprimer lui-mêmedans le Mercure de France. Sima théorie efl bonne , dit-il,avec générosité , quelqu’un ré-pondra h cette réfutation ; &cette guerre littéraire fera pa-raître la vérité dans tout sonjour-, f ma théorie ne vaut rien ,cette réfutation la fera tombers& il efl nécessaire qu 1 un Ouvra-
F O N 143ge quipourroit induire les Com-mençans en erreur , soit décriéde bonne heure. Ainsi parlentles vrais Sçavans. Celui-ci mou-rut à paris le 9 Janvier 1757 ,âgé de près de 100 ans , dansle sein de la Religion Catholi-que qu’il avoir Professée toutesa vie. Nos Déistes , je le sçais,disent tout haut qu’il penfoitcomme eux en fait de Religion.Nous voudrions de tout notrecœur avoir de quoi leur fermerla bouche. Ce qu’il y a de vrai,c’est qu’il n’y a rien dans sesOuvrages qui nous authorise àformer un pareil soupçon sûrsa Religion. II est encore sûrqu’à l’âge de 3 1 ans , il étoitfort éloigné de la manière depenser des impies de nos jours ;témoin Ion Discours fur laPatience que l’Académie Fran-çoise couronna en 1689 , oùdès l’exorde il parle de la forte :IIparut donc en fin parmi les hom-mes , ce Meffiefl ardemment dési-ré d’un seul peuple & fl nécessairea tous. Alors les idées & du vray& du bien nous furent révéléesfans obscurité & fans nuages ;alors disparurent tous ces fantô-mes de vertus qu’avoit enfantésVimagination des Philosophes ;alors des remèdes tout divins fu-rent appliqués avec efficace atous les maux qui nous font na-turels &c, Le reste du discours